‹ L'élagage des arbres;Chapitre 33 sur 41 · PLANTATIONS DANS LES CHAMPS · texte numérisé non relu

PLANTATIONS DANS LES CHAMPS

sonnes qui habitent ou qui visitent la capitale de bien se pénétrer de toute la différence qui existe entre les arbres de promenades toujours en vue, soumis à une surveillance incessante, accessibles en tout temps, et qu'on peut, par conséquent, travailler chaque année, et ceux d’un bois dont le traitement ne peut avoir lieu qu'au bout d’une période de quinze, vingt ou même trente ans.

Des arbres plantés au milieu des champs euiltivés, — Il est une très-1mportante catégorie d'arbres plantés plus ou moins symétriquement au milieu des cultures, le plus souvent à cause de leurs fruits, mais dont les bois sont précieux ; c'est seulement à ce dernier titre que nous avons à nous en occuper. Les principaux sont, suivant le sol et le climat: le poirier, le pommuer, le cerisier, le châtaignier, le cormier , le noyer et l'olivier. On peut y joindre l'érable, qui sert de support à la vigne dans les contrées méridionales. Je ne parle pas du mürier, ne connaissant pas la valeur de son bois; d’ailleurs sa taille, exécutée au pomt de vue de la production des feuilles, n’est pas sans analogie avec celle que j « recommandée pour les tètards.

Généralement tous ces arbres sont entièrement négligés sous le rapport Imdustriel ; à la vérité c’est le contraire qui devrait paraître surprenant, car on ne peut exiger des propriétaires agricoles ou

des fermiers de travailler mieux que les : forestiers.

Il y aurait une étude fort intéressante à faire sur ces différents bois, dont plusieurs ne le cèdent en valeur à aucune des espèces exotiques ; nous prendrons seulement pour exemple le noyer, qui occupe la première place comme étant le plus répandu. Ce bois si fin, si liant, non moins propre à l’industrie qu'aux arts, et auquel nous devons tant de chefsd'œuvre de sculpture, tend néanmoins à disparaître. On en trouve encore de beaux, mais ils deviennent chaque jour plus rares, la production n'étant pas en rapport avec la consommation.

Le traitement à lui appliquer est identique à celui qui convient aux arbres forestiers ; la suppression des branches doit s’opérer exactement de même, et la cicatrisation des plaies se produit en général d’une inanière satisfaisante. Ici comme sur les chênes, on ne saurait être trop circonspect quand il s'agira de l’ablation de très-grcsses branches sur de vieux arbres ; il sera préférable le plus souvent de se conténter de les couper à quelques mètres du tronc, ce qui amencera le développementde nouveaux rameaux. — Sans diminuer la production fruitière, l'élévation de leur tige aurait encore l’avantage d’atténuer le préjudice que leur Doc ne peut manquer d'apporcer aux cultures.

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