‹ L'Élection De GienChapitre 41 sur 85 · MO · texte numérisé non relu

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paroisse, ou d’un habitant. L’intendant rejetait alors sur les autres paroisses de l'élection le montant de la remise accordée à la communauté, ou sur les autres contribuables de la paroisse, le montant de la modération octroyée à l'un d'eux. Quelquetois l’élection elle-même était déchargée, et cette somme était réimposée sur les autres élections de la généralité.

Souvent, en cas de désastre grave, le Roi accordait une gratification qui n'était réimposée sur personne ; c'était ce

“qu’on appelait la remise du Roi.

Les décharges et modérations se montaient au milieu du

xvur siècle,pour l'élection de Gien, à une moyenne annuelle

de 5.000 livres ; la remise du Roi était à peu près équiva-

lente : au total 12.400 livres en 1760 ; 12.250 en 1761. Au début du xvur siècle ces gratifications avaient été plus

considérables ; il est vrai que certaines paroisses de lélection plus particulièrement éprouvées par la grêle, la gelée et surtout les inondations dans le val de la Loire,

- s'étaient vues dans l'impossibilité totale de payer leurs contributions ; en 1698, la généralité d'Orléans, avait béné-

ficié de 50.000 livres de gratification (1) ; les premières

‘années du xvxrre siècle furent tellement mauvaises dans

notre région que les diminutions furent portés à 220.000 1. en 1707, plus 300.000 livres de gratification en 1707 (2). Le 28 avrilr711, il y eut une nouvelle gratification de 5o.ooolivres, à cause de l’inondation (3).

Voici comment se répartissaient ces modérations et remises, sur certaines paroisses, particulièrement éprou-

vées (4).

1. Arch. nat. Lettre de Bouville au contrôleur général,8 oct.r698. G? 419.

2. Arch. nat. Lettres de Bouville à Desmarets,6 juillet, 19 août 1708. G 420. — Cf. DE BEAUCORPS, 0p. cit., p. 60.

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