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V. — Essais DE RÉFORME DE LA TAILLE

La taille, imposition réellement modique en elle-même puisqu'elle ne prenait environ qué 5 0/0 du revenu du contribuable, n’était lourde à supporter que parce qu’elle était incertaine et mal répartie. -

L'incertitude et le défaut d' égalité dans la répartition formaient en effet les deux vices du système et c’est sur ces deux points que les réformes opérées portèrent principalement. |

En lui-même le montant de la taille ne subit pas d’augmentation au Cours du xvrrr° siècle ; il y eut même une légère diminution sur le principal puisque celui-ci passa de 41.000.000 de livres en 1715 à 40.107.239 livres en 1789, pour l’ensemble des pays d'élections (2). Cette diminution fut d’ailleurs, en réalité, beaucoup plus considérable, si l'on tient compte de l’aménissement de la monnaie. Cependant la taille variait d’une année à l’autre et ce ne fut qu’à

1. J'ai trouvé nombre de demandes en décharges ou modération surtout dans les mauvaises années, ce qui est bien compréhensible. Les motifs le plus souvent invoqués sont : la grêle, la gelée, la carrie des grains, la rouille, la sécheresse et l'incendie ; moins souvent les pertes de bestiaux. Arch. de Mimérand, séries D et Z ; Arch. du Loiret, C. 1241, C. 1245.

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