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La Taille accrut donc d'environ 72.000 livres en quarante ans, et encore ce chiffre n'est pas exact ; car, en 1768, les contribuables ne bénéficièrent pas d'une diminution d'impôt, comme pourrait le faire supposer le précédent tableau. Il ne faut pas oublier qu'à cette époque la Taille fut scindée en deux parties et les 402.900 livres inscrites pour cette année ne comprenaient que le premier brevet.
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L*énimiératioii seule des autres charges nous efTraie : Le second brevet qui, avec les impositions accessoires, représentait environ la moitié du premier.
Les six deniers pour livre accordés aux collecteurs.
La capitalion et ses accessoires qui égalait le plus souvent les trois quarts de la Taille et la dépassait même quelquefois (en 1778 notamment).
Les droits de timbre et de quittance.
Et tous les autres impôts : celui des vingtièmes, — les droits d'aides, — l'impôt du sel. Car la Marche, bien qu'elle ne se trouvât pas comprise dans les cinq grosses fermes et qu'elle se fut redimée de la gabelle, n'en avait pas moins à i)ayer de ces deux chefs des contributions qui, bien qu'atténuées, pesaient lourdement sur la province.
La Marche, à ce point de vue, n'était pas favorisée : sous prétexte qu'elle était redimée de la gabelle, elle supportait pour la Taille une somme proportionnellement i)lus forte que celle qui frappait les autres Elections ; ces dernières pourtant, à part celle d'Evaux, comprises dans le Bourbonnais, étaient beaucoup plus riches et plus fertiles.
(( Elle ne formait que la cinquième partie de la généralité de Moulins et était classée à un rang fort inférieur eu égard à la bonté du sol ; elle portait
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cependant h elle seule plus du quart des impositions de la généralité *. »
Et en 1789, le cahier de Felletin émit le vœu « qu'il soit fait comparaison des impôts que la Marche paie avec ceux que paie le surplus de la générante de Moulins et que justice lui soit rendue à cet égard - » .
Et la répartition entre collectes paraît avoir été aussi arbitraire.
La collecte de Guéret dut être privilégiée.
Elle comprenait 466 feux et le montant de son revenu, « par évaluation sur le pied des rolles des dixièmes », était de 28.380 livres.
Elle paya 4.100 livres en 1730
Celle de Sainte-Feyre, qui ne possédait que 255 feux et dont le revenu, d'après la même évaluation, montait à 21.440 livres, fut ainsi imposée pendant la même époque :