LIGA
27 juillet. -- La température a oscillé autour de 37°. La dyspnée et
les râles ont disparu.
Conclusion, — L'état de notre petite malade, étant donné son âge était grave. Les injections d'électrargol paraissent avoir amené une diminution progressive de tous les symptômes alarmants.
OBSERVATION III (personnelle)
Pneumonie du Sommet. — Guérison.
Adolphe S..., menuisier, âgé de cinquante-huit ans, entré à l'hôpital Saint-Jacques le 25 octobre 1908, salle Saint-Vincent, lit n° 14.
Ce malade nous dit que depuis une quinzaine de jours, il est soigné chez lui par son médecin qui a constaté qu'il avait de la fièvre et lui a parlé de fièvre typhoïde. |
A son entrée à l’hôpital, l'examen complet de ce malade ne révèle rien d’anormal. Pas de fièvre, pouls normal. Cependant nous remarquons une légère surdité des deux oreilles due très probablement à la quinine qu'on lui a fait prendre.
6 novembre. — Jusqu'à cette date, ce malade ne présente rien d’anormal. Cependant dans la soirée, il est pris subitement d’un grand frisson avec point de côté à droite et est obligé de se mettre au lit pour pouvoir'se réchauffer.
7 novembre — La température est à 38°5 le matin, le soir à 3%, le pouls à 100. A l’auscultation, légère submatité au sommet du poumon droit, dyspnée légère. Pas de toux. Injection sous-cutanée de 15 centimètres cubes d’électrargol dans le flanc.
8 novembre. — La température est descendue à 380 le matin, 382 le soir. À l’auscultation nous percevons une bouffée de ràles crépitants qu'on ne peut entendre qu'après avoir fait tousser le malade. Nouvelle injection de 15 centimètres cubes d'électrargol.
9 novembre. — Température : 37 le matin, 37°5 le soir, mêmes si-
gnes stéthoscopiques.