I. — Variole
Bousquet et Roger citent deux cas de variole qui ont été - À
RS
heureusement influencés par les injections d'électrargol, dans le service du professeur Carrieu,
La première observation est celle d’une variole hémorragique chez une vieille femme, compliquée de broncho-pneumonie. « Etant donnés la forme hémorragique, disent ces auteurs, l’âge de notre malade, la gravité de l'épidémie, les phénomènes broncho-pulmonaires surajoutés, il nous semble qu'un pronostic des plus graves était justifié et que la guérison est sans nul doute en partie imputable à Félectrargol ».
Le second cas est celui d’un homme fortement éthylique qui était atteint de variole hémorragique avec délire violent et qui fut guéri par l’électrargol.
J. — Erysipèle
Iscovesco a publié des cas d'érysipèle de la face graves guéris par des injections d’électrargol.
Bousquet et Roger ont publié dans le « Montpellier Médical » l'observation d’un cordonnier éthylique (absinthique) atteint d’érysipèle de la face avec albuminurie qui a guéri sous l’influence de l’électrargol.
OBSERVATION X (personnelle)
Erysipèle de la face. — Guérison raride.
Joseph A..., entré à l'hôpital Saint-Jacques, le 3 juin 1908, salle Saint- Vincent, lit No 10.
L'érysipèle a envahi tout le côté gauche de la face. Le malade a du délire etest très agité. Les bruits du cœur sont un peu sourds. La
température est à 40°. Pas d'albuminurie. Nous injectons 16 c.c. d'é
lectrargol.
TG
4 juin. — La température est descendue à 39°. L'état général s’améliore. Pas de délire. Injection de 10 c.c. d’électrargol.
5 juin, — La température descend à 382, Le malade se sent mieux.
6 juin. — La température descend à 3705.
Sept jours après la dermite avait complètement disparu.
Conclusion. — Les injections d’électrargol ont amené un abaissement de la température et une amélioration subite de l’état général.
K, — Paraplégie spasmodique syphilitique
MM. E. Mosny et Pinard ont publié dans la « Tribune médicale», du 20 juin 1908, une guérison de paraplégie spasmodique syphilitique par des injections intra-rachidiennes d’électrargol. ;
« Il est des cas, disent-ils, où l'injection intra-rachidienne de métaux colloïdaux, l'électrargol en particulier, amène non seulement une amélioration qu'on peut considérer comme une guérison clinique, mais encore la disparition progressive de la réaction méningée. »