‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 100 sur 222 · DESCRIPTION SOMMAIRE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION SOMMAIRE

La plateforme mobile se déplace d’une manière continue, et le sens de sa marche est l’inverse de celui des trains du chemin de fer électrique. Les deux tracés forment deux boucles fermées : celui du chemin de fer se trouvant à l’intérieur de l’autre, sauf sur une partie du trajet, le long de l’avenue de La Bourdonnais, où la voie du chemin de fer se trouve établie sous la plateforme.

Neuf stations avec escaliers d’accès sont réparties sur son parcours.

La plateforme comporte deux trottoirs mobiles parallèles se déplaçant dans le même sens avec des vitesses différentes : 4 kilomètres à l’heure pour la petite vitesse et 8 kilomètres pour la grande vitesse. A cette allure, on peut accéder, avec la plus grande facilité, de l’embarcadère fixe à la première plateforme (petite vitesse) ; puis, de cette dernière à la plateforme de stationnement (grande vitesse).

Les deux trottoirs parallèles sont supportés par une charpente en fer qui repose sur de robustes chevalets en bois implantés dans le sol sur des fondations en béton; leur écartement varie depuis 9 jusqu’à 15 mètres, suivant les circonstances locales du tracé. Sur ces appuis sont fixées des poutrelles en treillis formées de cornières recoupées transversalement par des pièces de pont placées en modifions. C’est sur cette charpente que sont posées les parties intégrantes de la plateforme.

La plateforme proprement dite est constituée par une succession de trucks, recouverts d’un platelage, raccordés à emboîtement les uns aux autres et montés sur quatre roues.

Chaque truck est muni à sa partie inférieure, sous le platelage, d’une poutre en fer fixée suivant l’axe même du truck et terminée sur sa tranche inférieure par un véritable champignon de rail. C’est par l’intermédiaire de cette poutre, dite poutre axiale, portant sur des galets d’entraînement, que le mouvement est transmis à la plateforme. Chaque poutre axiale est reliée à la précédente et à la suivante par un joint à charnière permettant l’articulation dans les courbes.

L’organe moteur se compose d’une série de treuils identiques, commandés électriquement et disposés entre les travées en dessous du plan de la voie de la grande vitesse.

Un arbre d’accouplement, avec joints à la Cardan, manchonné sur le galet de grande vitesse, actionne directement le galet de petite vitesse ; les diamètres des deux galets sont dans le rapport de 2 à 1.

Les moteurs électriques qui actionnent la plateforme mobile sont au nombre de 175. Ces moteurs, d’une puissance de 5 chevaux chacun, à enroulement en série, sont alimentés par du courant continu à 500 550 volts. Ils marchent à 725 tours par minute et commandent les galets d’entraînement par l'intermédiaire d'engrenages différentiels.

FOURNITURE DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

L’énergie électrique nécessaire au fonctionnement de la plateforme mobile et du chemin de fer électrique de l’Exposition est produite par l’usine que la Compagnie générale de Traction vient de construire, à côté de la gare d’Issy-les-Moulineaux et dans laquelle sont installés des alternateurs triphasés Westinghouse de 800 kilowatts.

Les courants triphasés à 3 000 volts sont amenés par une canalisation primaire à une sousstation de transformation placée sur le quai d’Orsay, à l’angle de l’avenue de La Bourdonnais, dans l’enceinte de l’Exposition. Dans cette sous-station sont installés deux groupes de transformateurs tournants de 600 kilowatts et deux commutatrices de même puissance lournissant du courant continu à 500-550 volts.

La canalisation secondaire, formant un réseau bouclé, est constituée par un câble souterrain de 100 millimètres carrés de section ; elle est alimentée par six feeders formés de barres de cuivre de 33 X 8 millimètres.

l/EEECTRICITE A I/EXPOSITION

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