‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 127 sur 222 · ET M. FRANCO TOSI DE LEGNANO (ITALIE · texte numérisé non relu

ET M. FRANCO TOSI DE LEGNANO (ITALIE

La dynamo Schuckert de ce groupe électrogène (fig. 38) est actionnée par un moteur à vapeur horizontal à soupapes, à triple expansion et à quatre cylindres, marchant à condensation et pouvant développer 1 200 chevaux à la vitesse angulaire de 107 tours par minute.

Fig. 38. — Groupe électrogène à courant continu Schuckert-Tosi.

La dynamo ( fig . 39), d'une puissance de 700 kilowatts, peut débiter à pleine charge 1 150 ampères sous 600 volts.

L’inducteur est constitué par une carcasse en acier coulé, en deux pièces, affectant une forme

polygonale et munie de 14 noyaux polaires, à section rectangulaire, venus de fonte. Afin de réduire le poids de cet ensemble, on a ménagé des évidements au droit de chaque noyau.

Les bobines inductrices, en fil du cuivre roulé sur une carcasse, sont enfilées sur les noyaux et maintenues par les pièces polaires en fer forgé, fixées sur le noyau par des vis à tête noyée et des prisonniers. Elles sont montées en série et excitées en dérivation.

L’induit est du type en tambour multipolaire avec sections reliées en parallèle. L’enroulement, formé de fils câblés à profil rectangulaire, est maintenu à la surface du noyau, lisse et feuilleté, par des cerclages en fil d'acier et un certain nombre de coins d’entrainement.

Fig. 39. — Dynamo Schuckert.

Les câbles de cuivre faisant partie d’une même section sont reliés entre eux, à l’arrière du noyau, par des lames de cuivre en forme de développantes de cercle qui forment un espèce de grillage. Le courant d’air produit à travers ce grillage par la rotation de l’induit assure une ventilation énergique.

Le collecteur comporte 450 lames en cuivre dur étiré, isolées par interposition de feuilles de mica et maintenues par deux bagues coniques.

Le courant est recueilli par 14 séries de 3 balais en charbon. On peut faire varier le calage des balais à l'aide d'une vis sans fin que l'on manœuvre par un volant et qui permet, à l’aide d'un pignon intermédiaire, de déplacer l'étoile sur laquelle sont montés les porte-balais.

Page 1