‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 181 sur 222 · TT5Ë · texte numérisé non relu

TT5Ë

D CZD 1=7 CZZ3 C=D C □□□□□ nnnnn

Fig. 22.

Fin. 23.

11 y a environ 170 gr de matière active par dm2, de sorte que le rapport du poids du support à celui de la matière active est d’environ 1,9.

Après formation, l’électrode est enroulée d’un fil d'amiante pur ou d’un mélange d’amiante et de caoutchouc. Cette enveloppe sert à assurer l’isolation des plaques en même temps qu’elle retient la matière active.

Le support de l’électrode négative {fig. 23) est formé par la réunion, par soudure et rivetage après leur empâtage, de deux grillages en plomb antimonié; l’ensemble forme une sorte de cage à barreaux très rapprochés, qui présente une grande surface de contact avec la matière active.

L’épaisseur de la plaque terminée est de 6 mm. Le support pèse environ 150 gr par dm2 et contient 250 gr de matière active pour la même surface, de sorte que le rapport du poids de la matière active à celui du support est d’environ 1,67.

L’empâtage de la plaque négative est fait avec de la litharge malaxée avec une dissolution de sulfate de magnésie.

Voici, à titre d'exemple, les constantes d’un élément du groupe b :

i longueur. . . . , . 11,2

Dimensions du bac en centimètres . . ■ largeur . 9

I hauleur . 29,5

Poids des électrodes avec connexions en kg . 5,800

— du bac en ébonite . 0,500

— du liquide . . 1 ,300

— total de l’élément . 8,600

Capacité à faible régime de décharge . 150 ampères-heure

— au régime de décharge en 10 heures . 100 —

La figure 24 représente un élément monté.

Groupes c, d et e : Ces éléments sont construits avec des plaques identiques à celles que nous Tenons de décrire, dont les dimensions seules sont réduites. Les bacs des éléments pour

Fig. 24.

Fib. 26.

allumage de moteurs [fig. 25) (groupe d) sont en celluloïd. La figure 26 représente une batterie médicale.

Éléments de la maison Alfred Dinin (groupes c, d, et e). — Ces éléments sont du type de } élément Boese, qui se distingue par des pastilles de grandes dimensions, qui atteignent dans certains modèles 57 mm sur 85 mm. Ces pastilles sont obtenues en malaxant les oxydes de plomb avec de l'alcool et du brai de houille ; après quoi on chauffe pour évaporer l'alcool, puis on traite par l’acide sulfurique étendu. La formation des plaques se fait par les procédés ordinaires. La figure 27 représente une de ces plaques.

Étant donnée la grande dimension des pastilles, ces éléments conviennent plus particulièrement pour les décharges lentes ; leurs principales applications sont : l'éclairage des wagons de chemin de fer, l'allumage des moteurs et les usages médicaux.

TRANSFORMATEURS DIFFÈRES OU ACCUMULATEURS

Dans tous les types d’éléments, la plaque positive est toujours du système Boese; L'électrode négative est aussi généralement de ce type; cependant dans les éléments destinés à l'allumage des moteurs, on emploie des plaques à grilles pour les négatives, parce qu’on a reconnu que les grandes pastilles de la plaque négative ordinaire avaient tendance à se décoller de leur support par suite des trépidations.

Fig. 2't.

Fig. 2S.

Voici, à titre d’exemple, les données relatives à un élément d'allumage de moteur à pétrole pour voitures automobiles contenant 3 kg de plaques qui peut fournir GO ampères-lieure au régime de décharge en vingt-cinq heures {fig. 28 .

Dimensions du bac en celluloïd, en cm

Dimensions des plaques, en cm .

Poids d'une plaque .

Poids de l'élément complet .

, hauteur . 18,2

longueur . Il, S

I largeur . S, 2

j positives . 10 X 14 x 0,6

( négatives . 10x14x0,4

t positive . 500 grammes.

I négative . . 315 —

Les batteries employées pour l’éclairage des trains se composent de quatre caisses de quatre éléments pesant chacune 46 kg. La ca*pacité de la batterie est de 123 ampères-heure au régime de o ampères.

Un type spécial dont un modèle a figuré à l'Exposition, est employé par la Compagnie du chemin de fer de P.-L.-M. La batterie comporte huit bottes de deux éléments. Chaque élément est composé de 21 plaques (les négatives à grilles) pesant 16 kg. Le poids total d’une boîte est de 66 kg. La capacité des éléments est de 200 Ah au régime de 25 ampères. Les plaques positives de ces éléments ont une épaisseur de 7,5 mm et les négatives, 4 mm.

Eléments de la Société fiiançaise des accumulateurs « Phœnix » (groupe b). — Ces éléments ne comportent pas de plaques, à moins qu’on ne considère comme telles, les ©ombreux cylindres de section très petite dont ils sont formés.

Chacun de ces cylindres, dont la capacité individuelle est très fai Die, par conséquent, est lui-même constitué par un certain nombre de cylindres élémentaires soudés bout about (/%/.28j.

Le cylindre élémentaire est formé ifig ■ 29) d'une lige de plomb antimonié recouverte par empâtage d’une enveloppe de matière active; cette tige de plomb de 2 mm de diamètre^ d'une longueur de 7 cm entre les deux épaulements qu’elle porte en haut et en bas et qu'on voit sur la figure, se prolonge au delà do ces épaulements sur une longueur de 5 mm environ.

Le diamètre du cylindre empâté est de 6 mm ; l’empâtage affleure l’épaulement supérieur; quant à l'épaulement inférieur, dont le “diamètre est un peu plus grand, il déborde légèrement l’empâtage. C’est sur ce dernier épaulement que viennent reposer des rondelles en ébonite, qui

sont empilées (le façon à recouvrir complètement toute la hauteur du cylindre. Ces rondelles sont découpées dans du tube d’ébonite de 0,3 mm d’épaisseur et elles ont une hauteur de 0,1 mm.

Les cylindres positifs et négatifs sont identiques.

Les chapelets de cylindres positifs sont soudés à une plaque; les négatifs, à une autre. Ces deux plaques sont superposées : la positive est au-dessus; comme elles ont mêmes dimensions, puisque les cylindres sont réunis en quinconce, en alternants positif et négatif, la plaque inférieure est percée de trous pour laisser passer les cylindres de la polarité contraire à celle des cylindres qu’elle doit réunir électriquement. Chacune des plaques porte, en outre, autant de petits trous du diamètre des âmes des cylindres qu’il y a de chapelets de cylindres pour constituer l’élément.

Fig. 29.

Fig. 30.

Une plaquette d’ébonite percée de trous pour laisser passer les cylindres, repose sur la partie supérieure des chapelets.

Les parties inférieures des tiges pénètrent dans les trous d’une plaquette identique qui est maintenue en place par des grains de soudure placés à l’extrémité de chaque tige.

Le bac en ébonite qui contient les électrodes ne porte pas de couvercle; une fois l’élément monté, on coule une couche de paraffine sur l’électrolyte, et on la perce d’un trou pour l'évacuation des gaz.

La figure 30 montre un élément complet.

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