‹ L'électricité dans la maison:Chapitre 12 sur 29 · POSTE · texte numérisé non relu

POSTE

Fig. 52. — Monu^ de deox postes téléphooiqnes Ader.

planchette, un récepteur rond — téléphone Bell dit modèle tabatière^ la sonnerie, le bouton d'appel et la commutation automatique. La pile — un élément Leclancbé pour chaque poste — est fixe et peut se pendre au mur ou se dissimuler dans un coin de Tappartement. Dans le modèle le plus récent, elle est dissimulée dans une élégante console qui sert de socle à Tappareil. Dans la position ordinaire ou position de repos, les appareils sont posés sur une table ou une console. Un bouton B placé sous Tappareil (fig. 53) se trouTe ainsi soulevé et met toutes les communications sur sonnerie. En appuyant sur le bouton A, le poste de droite appelle le poste de gauche qui appelle à son tour

HosmALOBi. — L^âectricité dam la nuiBon. 6

le poste (le droite. Il siiriit alors que les dcuxinlerloculeui's siiisisseat l'appareil par lu poignée et l'appliquent A l'oreille pour efTertuei' riuloninliquement toutes lus coin m unicu lions et les replacer sur tclépiione. Le système est disposé de telle façon qu£, lorsque le récepteur est appliqué contre l'oreille, la planchette rectangulaire du transmetteur vienne près de la bouche, sur le côti'tl un peu obliquement. La transmission reste nette sans que l'interlocuteur se trouve aucunement gêné. En remettant les

reils en place, une fois la conversation finie, toutes les communicatioDS se rétablissent sur sonnerie. L'ensemble du poste esl compact et léger; les deux postes et leurs piles, avec soisaat* mètres do fil, sont renfermés dans une élégante boite et constituent de cliui-maiites ctrennes électriques que nous souliai(o[:>-> | de voir donner souvent aux jeunes amateurs d'électricité. (

Accoudoirs téléphoniques. — Dans la plupart des coinl»»-' naisons des postes téléphoniques privés ou à bureaux centraïu^H le poste appelant doit attendre la réponse du posle appelé m t^'t naiU le récepteur à Curcille. L'ennui de l'atlente et la fatigue *le

LA TELEPIIOMF- UCMESTIQUE. 83

«position font souvent paraître le totiips plus long qu'il ne 'esl en réalité. Les accoudoirs Lhosie, dont on comprendra le fùW et l'utililé à la seule inspection de la figure 54, dimiiuienl Mlle fatigue et peraieltent de prendre plus facîleineut patience. On règle facilement leur hauteur à la taille de l'interlocuteur à l'aide d'un nu- de (.•i'i'iiinilli'Lf r( .l'un clli|iii'l.

Fig. .SI. — Posie lélLiplioiiiijue muni d'accuuduiiî Uiu»

-^ous. arrêterons là notre énumérationdes postes téléphoniques, s me i Heurs sont les plus simples et surlout cens que l'on cons- "il s«3i-mènie, car on peut alors mieux se rendre compte de urs î rBnperfections et porter remède au\ accidents qui peuvent ur smjrvenir. Nous indiquerous aux récréations électriques lelqia^s formes curieuses et ninusantcs de transmissions téléiiouîcj «jes qui ne sauraient trouver place ici.

Les services que rélectricité peut rendre dans rindication et la mesure du temps sont d'ordres divers.

Tantôt elle transmet à intervalles réguliers un signal ou une action mécanique destinés à régler, à remettre à Theurc une horloge ou une série d'horloges qui empruntent leur mouvement à un moteur spécial.

Tantôt elle est elle-même le moteur qui agit à distance sous Tinfluence d'un distributeur ou centre horaire sur un nombre variable de cadrans placés à distance.

Tantôt enfin elle est le moteur de l'horloge elle-même, où elle remplace le ressort ou le poids moteur qu'il faut remonter tous les jours, tous les huit jours ou tous les quinze jours.

Pour s'affranchir de cette obligation, on a cherché un système de pendule pouvant fonctionner indéfiniment — tant que dure la pile — sans qu'on ait à s'en préoccuper. Voici quelle est la solution élégante due à MM. Personne et Lemoine pour résoudre le problème :

Pendule électrique papilionome. — Une pile électrique donnée, capable de fournir une somme d'énergie dépendant du volume du liquide, de sa composition, de l'épaisseur du zinc, etc., serait vite épuisée si elle devait fournir un courant électrique pour donner une impulsion à chaque coup de balancier. L'expérience démontre d'ailleurs que cette impulsion n'est nécessaire que de temps en temps. M. Lemoine est arrivé à ne donner cette impulsion qu'à l'instant où elle devient nécessaire, par

l/nORLOGERlE ÉLECTRIQUE. 89

t la dimiaution d'amplitude d'oscillation du balancier ; on liusi une sérieuse économie sur la pile, qui dc travaille en pure perle et pL'ut [oDctiouner ainsi beaucoup plus , puisqu'on évite tout gaspillapc d'énergie électrique.

FOQs maintenant à la description de la pomJutc. te compose {fîg. 5o) d'une minuterie aciionnôe par le er, qui joue ici le rôle J'organe moteur et qui porte à sa ^périeure une griffe ou un cliquet agissant sur un rochet iwr l'axe du premier mobile. Supposons le balancier mis

en mouvement à IîJ niain. En \ertu de la résistance de l'air travail qu'il efîccttie en faisant tourner la minuterie, son a: tudc d'oscillatîou diminue graduellement, et il s'arrêterait tôt si l'on n'entretenait son mouvement. Voici comment : Le balancier, qui se compose d'un disque de fer cylind à la partie inférieure, porte une petite tige (fîg. 56] qui peut os très librement autour d'un a\c horizontal et fi laquelle est

Fig. j(,.

de la pciidulo papilioi

unp feuille mince do mica ou de papier découpée en forn papillon, d'où le nom de papiUonome donné au sjslciuc.

Pendant le mouvement du balancier, la résistance de fait prendre à la tifre convenablement réglée une positioi ou moins inclinée. Lorsque la vitesse et, par suite, l'amp du mouvement du balancier sont assez grandes, l'cxlrémiti tige glisse sans buter à la surface d'un contact très flexible sur le socle de la pendule. Lorsque l'amplitude diminue, L prend une position plus verticale, elle coince alors le co l'abaisse et eovoic un courant dans réieciro-aimant placé

gauche de la figure 55. Ce dernier devenant actif attire le balancier et lui donne une impulsion qui lui permet de reprendre son amplitude d^oscillation.

Le balancier fait ensuite 6, 8, 10, 12 oscillations sans que le coiûcement se reproduise à nouveau, et, par suite, sans dépense nouvelle. Par cet ingénieux système, le remontage automatique de la pendule s'opère donc au moment opportun, sous forme d'une impulsion nouvelle donnée au balancier chaque fois que l'amplitude d'oscillation atteint une certaine limite inférieure (ju'il ne peut dépasser.

C'est là un système des plus curieux et des plus amusants à voir fonctionner. Pratiquement, on peut se servir d'une pile séparée ou d'une pile placée dans le socle . Ordinairement M. Lemoine emploie une pile Lcclanché d'une forme spéciale disposée pour pouvoir être dissimulée dans le socle sans occuper une trop grande hauteur.

Dans un autre système dit astéro7iome, les émissions de courant qui alimentent le balancier se font à intervalles réguliers convenablement calculés, mais le mécanisme n'est pas aussi intéressant, à beaucoup près, que celui de la pendule papilmiome que nous venons de décrire.

Pendule & remontoir d'égalité électrique, système Scbweizer. — C'est aussi dans le but de réduire la fréquence des fermetures de circuit de la pile, et pour utiliser au maximum le travail disponible dans chacune de ces fermetures, qu'a é^é iiiioginé le remontoir électrique de M. Schweizer. Dans ce ^ysfènie, le circuit de la pile se trouve fermé chaque fois que cela est nécessaire pour maintenir toujours à égalité de tension un ressort moteur qui transmet le mouvement au mécanisme. ^ puissance motrice est ainsi complètement indépendante de inler^sité du courant, et le rôle de l'électricité se réduit à emoH:^ter un ressort à intervalles réguliers. Le mouvement d'hor- >ger"i ^ se trouve alors réduit à sa plus simple expression. Il s*e compose (fig. 57) d'une roue A montée dans l'axe du adr^Bfc^Ti et conduisant l'aiguille des minutes ainsi que la minu-

terie B. Une seconde roue C placée au-dessus de la première transmet le mouvement de la roue A à l'cchappemeat. L'entratnemcnt s'obtient par l'action d'un ressort droit D fixé d'unctlé sur l'arbre de la roue des minutes, et dont l'autre extrémité vient buter contre une cheville fixée sur une roue à rochet E moQtée folle sur l'arbre de la roue des minutes.

En exerçant une pression sur l'extrémité du ressort dans le sens du mouvement des aiguilles, tes rouages se mettent ea

Mouvement d'horloge rii

mouvement. Cette pression qui provoque le mouvement est transmise par la cheville de la roue k rochet sollicitée à son tour pai' un poids P (fig. 58) ou un ressort à boudin agissant à l'extréuiité d'un levier L par l'intermédiaire d'un cliquet articulé C. La course du poids B est très limitée, il faut donc le remonter chaque fois qu'il est près d'arriver au bas de sa course. C'est l'électricité qui est aulomaliquenient chargée de cette fonction, et l'ensemble des combinaisons qui permette delà réaliser porte le nom de remontoir électrique.

Ce remontoir se compose d'une bascule B (fig. 58) sur laquelle

L'SORLOGEHIE ËLECTRIQUE. 89

ûriicute le levier L. L'une des extrémités de la bascule se termine par une armature de fer doux placée en regard d'un élec- Iro-aimant, l'autre extrémité porte une vis de réglage qui permet de limiter les déplacements réciproques de la bascule et du levier. L'élcctro-aimant est actionné par le courant d'une pile composée de deux éléments Leclaachc. Lorsque le courant est fermé, le poids P est soulevé sans agir sur la roue à roclict mainleoue en place à ce momeat par le cliquet C. Il en résulte que ce mouvement ne trouble pas le foncUonuement de l'appareil.

Fig. 68. — DemoDloir éicciriquc.

»ïueile que soit la brusquerie avec laquelle l'électru-aiinant attire Son armature. Lorsque le courant cesse de passer, le poids redescend, fait tourner la roue à rocbet de quelques dents par l'iulermédiaire du levier Cet donne au ressort sa tension niaxima.

Le circuit n'est fermé que pendant un temps très court, ce qui assure aux piles une longue durée, et le mouvement de la bascule étant indépendant de celui du levier, elle peut revenir rapidement à sa première position sans gêner le mouvement de ce levier.

Le mouvement de soulèvement du levier et du poids pouvant

être très rapide et, ime foisobtenu, ne produisant plus de travail utile, il y a intérêt, pour économiser la pile, à ce que le circuit ne soit fermé qiCiin instant^ chaque fois que le relèvement du poids est nécessaire, c'est-à-dire que le contact doit être en quelque sorte instantané. Dans la pendule de M. Schweizcr, ces conditions sont réalisées à Taidc d'un petit disque muni d*un contact et d'un toc qui joue à la fois le rôle de déclanchement et de commutateur.

Le disque D est relié au levier L (fig. 58) par l'intermédiaire d'une bielle et peut prendre un mouvement oscillatoire dans un

Interruption

V'v^. ,V.>. — Disfjuo coramutatpur instantaDU.

sens ou dans l'autre autour de son axe, suivant les mouvements du levier L (jui le rommande.

La ligure 59 représente les deux positions d'interruption et de contact du disque commutateur commandé par la bielle.

Le cro([uis de gauche montre la phase d'interruption. Tant que h» i>oids descend, le disque tourne lentement dans le sens de la flèche jus(pf au moment où le toc T fixé sur ce disque poussant le ressort de butée IV, le ressort de communication échappe, vienne toucher le plat du disque et ferme le circuit. Par l'action de l'électro-aimaut, le levier se relève, le disque tourne en sens inverse, la goupille G pousse le ressort R et le fait reculer: le

ressort R' reprend sa position première, ce qui rompt de non- Teau le circuit.

M. Leclanché a modiflé d'une manière très ingénieuse le contact sec et lui a substitué un contact à mercure de son invention.

Le disque D commandé par la bielle du levier L, comme dans le commutateur de M. Schweizer, porte un collier destiné à recevoir un petit tube de verre dans lequel on a ménagé plusieurs ampoules. Les deux extrémités du tube forment réservoir, les parties effilées A, B, C (fig. 60) sont traversées par des fils de platine soudés à la lampe. Le tube rempli d'hydrogène est également soudé à la lampe après rintroduction d'une petite quantité de mercure. Le fil A d'une part et les fils B et C d'autre part

Fig. r.O. — commutateur instantani à mcrcuie do M. Lcclanclic.

^^rvent à fermer le circuit. Les deux fils B et C réunis ensemble Constituent une sûreté dans le cas on, pendant le déplacement *^ U mercure, Tun d'eux viendrait à man(iuor.

D'après ce que nous avons dit sur le contact soc, il est facile ^^ comprendre comment fonctionne le coniinntaleur à mercure, ^t de voir que, dans aucim cas, le circuit ne peut rester fermé ^""une façon continue.

Emploi de sonneries pour la répétition des lieures. — Lorsqu'on veut transmettre Tbeure et la faire répéter aux timbres et aux sonneries de la maison, voici la disposition très simple qu'indique M. J. Langé, borlogerà Béziei's :

« Nous nous servons d'une simple pendule, de n'importe quel système, pourvu qu'il soit à sonnerie. Nous prenons le fll négatif d'une pile, qui actionne, à une distance quelconque, une sonnette électrique ou tout autre timbre muni d'un électro-

aimant, et nous l'attachons à une pièce métallique du meuve- ^ ment. Le positif, convenablement isolé des autres pièces de 1^ pendule, vient se placer un peu au-dessus de la tige du marteau ^ Quand la pendule sonne d'elle-même, le marteau se soulève et sa tige vient toucher le fil positif, et le contact a lieu.

« Au môme instant, les sonnettes ou les timbres interposé dans le circuit frappent les mêmes heures que la pendule.

« Nous avons pu faire cette expérience en employant un sei élément Leclanché à agglomérés. En étendant cette applicatioi on peut donner rheure à tous les appartements d'une maison.

« Il serait facile d'appliquer ce système aux cloches des tours ^f des clochers. »

Pendule sonnant à volonté. — M. Corneloup a imagi^^^ une disposition très simple dans les pendules dites pendu ^^ d'alcôves, pour obtenir qu'elles sonnent à volonté en presss^ j/ sur un bouton électrique. Ce bouton forme le circuit d'une [^iJe Leclanché sur un électro-aimant qui produit le déclanchem^ Qt de la roue à chevilles, dans laquelle les chevilles sont ici reiT], placées par un limaçon qui tourne exactement d'un ioxiT' à chaque déclanchemcnt. C'est pendant le tour du limaçon que le mécanisme fait sonner les heures et les quarts, et cela autant de fois qu'on le veut. On peut donc ainsi savoir pendant la nuit rheure qu'il est, sans se déranger, par la simple pression d'un bouton placé a la tête du lit.

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