l'ile de poche'à trois ûlOmcni (grandeur d'ox^cutîon
l'une dans l'autre, à la façon des deux parties d'un poric-cigarc. Les fils conducteurs du courant sont adaptés aux deux boutons HH'; un minuscule commutateur permet de fermer ou d'ouvrir le circuit. La petite pile représentée en vraie grandeur (fig. 136) ne pèse que 300 grammes, elle fonctionne 20 minutes environ avec une lampe de S à 3 volts (petite épingle de cravate). La pile de plus grand format pèse 800 grammes, elle peut être en< core portée dans une poche un peu grande, surtout pendant une
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durée liinilcc; elle alimeote dans de bonnes conditions i lampe de 4 à 5 volts pendant près d'une heure. Dans d'autres r dêles, les cléments sont disposés à plat et peuvent £tre dissîmi dans une poche de côté, leurs dimensions ne dépassant pas ce d'un portefeuille de dimensions moyennes.
l'argent, de H. Scriranow, faigaut TonctionDcr m électriqae (grandear Qtturelte)
BUoux éleotriqnes de l'Opéra de Paris. — Ils sont ■
à M. Scrivanow.
La pile, imaginée par M. Scrivanow, est représentée figure 1 Elle est contenue dans une auge de gutta-percha ; les deux él trodes sont constituées par une lame d'argent recouverte de ch rure d'argent, enfermé dans un sachet de papier parchemi Le sachet est entouré de la lame de zinc repliée sur elle>mér et de laquelle il se trouve isolé par une lame de gutta-pen
LES RECREATIONS ÊLECTHIOL'ES. â6t
ajourée. La coupe de ta pile représentée â droile de la tîgurc en montre la disposition ; la lame de zinc est figurée en Zn et le sache! de chlorure d'argent en Ag Cl. Le liquide contenu est une solution alcaline, formée de potasse très étendue. L'auge de guttapercha, avec les électrodes qui passent en dehors .i droite et à
gauche, est hermétiquement close par une lame supérieure de gutta-percha, dans laquelle un trou est ménagé pour introduire et renouveler le liquide. Ce trou est lui-même bouché par une rondelle. Nous avons supposé, dans notre dessin, que ces pièces avaient été enlevées, afin de mieux en faire comprendre les détails et les dispositions.
Voici comment sont équipées les coryphées. Elles passent autour de leur taille la ceinture en métal argenlé, contenant le?
deux piles enrermécs dans des cassolelles (fig. 138), elles placenl leur diadème sur la têle, et quelques préparateurs de physique attachent au milieu de leurs cheveux les Gis conducteurs qui relient les piles montées en tension, avec In lampe incandescente. Cela' fait, des habilleuses aident chaque coryphée à ajuster autour de la ceinture d'ai^ent une écharpe do mousseline.
qui cache presque entièrement l'appareil. La lampe à incandescence du diadème est montée devant une étoile métallique couvvrtc de pierres vertes imitant l'émeraude el formant réflecteur. Sur la ceinture, à côté des piles, est fixé un petit commutateur qui permet au coryphée de fermer ou d'ouvrir le circuit pour allumer ou éteindre à volonté la lampe de son diadème; ce commutateur est 1res simple, il est formé d'un petit c,'lindre de la
grosseur d'uo crayon, que Ton abaisse ou que Ton relève dans un étui où il glisse à frottement doui.
Tel est ringénieux système d'éclairage électrique adopté par l'administration de l'Opéra. Le seul reproche que nous lui adresserons, c'est de laisser à désirer au point de vue de Tintensité lumineuse, mais chaque pile au chlorure d'argent ne pèse que 90 grammes; il serait possible d'en employer trois au lieu de deux, et Teffei obtenu serait beaucoup plus remarquable.
Quoi qu'il en soit, il y a Heu de féliciter les organisateurs, pour les soins apportés à cette heureuse application. L'appareil considéré isolément est léger et portatif; il pourra trouver son emploi dans les cotillons et donner lieu à des figures nouvelles. B^oux électriques de M. AboUard. — Nous terminerons cette énumération en parlant des ravissants bijoux électriques construits par M. Aboilard.
La figure 139 les représente en vraie grandeur, et montre comme ils sont délicatement construits. A droite et à gauche du dessin, on a figuré deux épingles de cravate pour hommes; Tune a la forme d'une petite lanterne, et Tautre représente une fleur épanouie, formant réflecteur. Au milieu, on aperçoit deux jolis bijoux de dames : un oiseau et un diadème nu-dessous desquels on voit un petit commutateur sphériqne d'un maniement très commode et qui peut fonctionner dans la poche.