DE L'ÉLECTRICIEN
Il faudrait tout un livre pour passer en revue d'une façon complète toutes les applications diverses dont rélectricité est susceptible, sans sortir du cas spécial où nous nous sommes place, c'est-à-dire en nous restreignant aux services domestiques qu'elle peut rendre d'une façon directe et relativement simple, et qui, parleurnature, ne pouvaient pas trouver place sous les rubriques précédentes. Nous en indiquerons ici quelques-unes prises en quelque sorte au hasard dans le nombre.
Actions physiologiques du courant. — Applications médicales. — L'électrothérapie devient chaque jour plus importante en médecine, et malgré les opinions si divergentes qui divisent encore les praticiens, on peut espérer qu'avant peu, grâce à rinlroduclion des méthodes et des appareils de mesure dans la pratique médicale, le dosage de l'électricité cessera d'être empirique pour devenir scientifique et rationnel. Quoi ^u'il en soit, les résultats déjà obtenus sont assez importants pour justifier son introduction datis la maison, et c'est pour le service qu'elle y rend que nous croyons utile d'en dire quelques mots, renvoyant pour plus de détails au Guide pratique d' électrothérapie du D' Onimus.
L'électricité s'emploie en médecine de deux façons :
1*" A courant continu ;
2* A courants alternatifs ou induits.
I^s courants continus sont toujours produits à l'aide de piles
de petit modèle facilement transportables et renouvelables ; les piles au sulfate de cuivre conviennent très bien pour cette application. On les couple en tension et, à Taide d'un commutateur disposé sur la boîte qui les renferme, on peut en prendre un nombre variable à volonté suivant les effets à obtenir, la nature de la maladie, les parties à électriser, etc.
Les courants alternatifs s'obtiennent, soit àFaide d'une petite machine de Clarke, soit à l'aide d'une bobine d'induction. Avec la première, on modifie la puissance, en changeant la vitesse ou en armant plus ou moins l'aimant. Avec la bobine d'induction on peut agir, soit sur le nombre d'éléments couplés sur le courant inducteur, soit sur le nombre de courants induits produits par unité de temps, en réglant la vitesse du trembleur, soit enfin sur la quantité d'électricité développée dans chaque décharge, en changeant la distance du système inducteur et induit.
On conçoit combien, étant donné un si grand nombre de facteurs variables, l'application logique et rationnelle de l'électricité à la thérapeutique devient une question complexe, délicate et difficile, et il ne faut rien moins que Tintervention d'un praticien exercé pour l'appliquer judicieusement et en toute connaissance de cause. Notre incompétence absolue en matière médicale suffit à expliquer nos réserves amplement justifiées d'ailleurs par les considérations qui précèdent.
A côté de l'emploi direct du courant, l'électricité sert d'une façon indirecte dans un grand nombre de cas ; recherche des projectiles, éclairage des cavités obscures, cautérisation, etc., mais l'étude de ces applications ne saurait trouver place ici.
Le dressage des chevaux par rélectricité. — On a souvent proposé des moyens divers pour arrêter et maîtriser les chevaux emportés ou rétifs ; il n'en est pas àe plus ingénieux cl de plus efficace que celui qui a été imaginé jadis par M. Defoy, et dont M. Bella, administrateur de la Compagnie des Omnibus, a eu l'occasion d'apprécier les avantage.*^. Cette question ne manquera pas d'intéresser les amateurs de chevaux.
Disons d'abord en quoi consiste le système employé. C'est