‹ L'électricité dans la maison:Chapitre 9 sur 29 · POSTES TÉLÉPHONIQUES SANS PILE · texte numérisé non relu

POSTES TÉLÉPHONIQUES SANS PILE

Les sons produits par les téléphones magnétiques sont pe^ intenses, il est donc indispensable, pour établir une commuai ^ cation téléphonique entre deux postes, d'avertir préalablemen * le poste récepteur à Taide d'une sonnerie dappeL

L'installation la plus simple de sonnerie d'appel que nou^ connaissions est celle faite par un de nos amis pour relier samaison de campagne à la loge du gardien placée à l'entrée de la propriété. C'est une sonnette à tiraude ordinaire, dans laquelle les équcrres de renvoi sont isolées ; le fil de fer qui agit sur la sonnette sert de conducteur aux téléphones magnétiques, le retour s'effectuant par la terre. L'installation représente ainsi le maximum de simplicité et d'économie.

Ici se placent tout naturellement les appels magnétiques^ ce que les Américains appellent magfieto-callsj avec lesquels la sonnerie d'appel est commandée par un générateur magnétique à manivelle. L'appel électro-magnétique de M. Abdank-Abakanowicz convient aussi très bien avec les téléphones magnétiques, car l'installation une fois faite fonctionne presque indéfiniment sans entretien.

Dans le cas le plus général, il faut que chaque poste puisse appeler l'autre ; une communication téléphonique complète entre deux postes comprendra donc finalement, à chaque poste: un téléphone transmetteur pouvant servir de récepteur, ou mieux une paire de téléphones, un bouton d'appel, une sonnerie d'appel et une pile. Tous ces appareils peuvent être groupés entre eux de différentes façons qui présentent chacune leurs avantages et leurs inconvénients ; le choix à faire entre ces différents groupements ou montages dépend des exigences spéciales à l'installation projetée.

Si la communication téléphonique doit être mise entre les

nains de tout le monde, et c'est le cas, par exemple, d'une communication entre un locataire à un étage élevé et son concierge, dont la loge est souvent occupée par des voisins, des parents ou des amis peu expérimentés, on doit rechercher avant tout la simplicité d'installation. Dans ce cas, il faut absolument supprimer tout commutateur qu'on oublie trop souvent de manœuvrer, en mettant un nombre de fils suffisant, quatre au maximum, ou trois en prenant les conduites d'eau ou de gaz comme fil de retour; il suffit du bouton d'appel et du téléphone pour établir la communication complète sans erreur possible. L'emploi du triple fil avec retour par les tuyaux d'eau ou de gaz présente même un autre avantage, celui de n'exiger qu'une seule pile pour desservir les deux postes. 11 est alors commode de prendre, soit la pile établie chez le concierge pour desservir les sonneries de la maison, soit la pile établie chez le particulier pour son usage personnel. C'est ce montage que représente la figure 40. Eq jetant un coup d'œil sur le diagramme, il est facile de suivre les communications des différents appareils entre eux : boutons, sonneries, téléphones, pile et fils de ligne.

Pour éviter toute erreur dans le montage, il est commode d'attacher d'abord les quatre fils à quatre bornes numérotées sur une planchette disposée à chaque poste, et d'établir ensuite les liaisons en partant de ces quatre bornes. La borne et le fil n"" 4 peuvent être remplacés par les conduites d'eau et de gaz. Le diagramme (fig. 40) suppose les appareils à la suite les uns des autres pour permettre de suivre facilement les communications. En pratique, on les place comme on peut, en utilisant les boutons, sonneries et téléphones dont on dispose.

Lorsqu'on veut faire quelques concessions <à Télégance, on fixe symétriquement tous les appareils sur une planchette en chêne ou en acajou. On trouve dans le commerce certains postes téléphoniques dans lesquels toutes les communications sont réalisées à l'avance; il suffit d attacher les fils de ligne, de pile et des téléphones aux bornes marquées sur la planchette pour que l'installation soit terminée. L'un des plus simples est le poste du

et

modèle de M. Trouve. La planchelle porte le bouton d'appel, la sonnerie et une paire de téléphones Bell, du modèle de M. Trouvé, avec vis de réglage se mouvant sur un cadran gradué pour régler la distance de l'aimant à la plaque.

Le système ne comporte que deu\ ftls de ligne, mais il demande une pile n chaque poste pour actionner les sonneries. La commutation se fait automatiquement en décrochant les fétéphooes lorsque le poste appelant entend la réponse du poste appelé. Cette disposition est simple, mais elle demande que les tété-

POSTE SftNS PILE - Diagramme tlu monlage d'uu poslc avec quaiie flls, et une seule pite.

phones soient soigneusement remis sur les lyres de suspension, une Tois la conversation terminée, ce que les personnes négligentes ne font pas toujours; chaque fois que la ligne n'est pas trop longue, nous préférnns le triple fil qui dispense de l'emploi de tout commutateur, automatique ou non.

Lorsque les distances deviennent un peu grandes, le prin d'un fil supplémeotnire devient un facteur de plus en plus important, il y a alors lieu de se demander s'il vaut mieux salis^ faire aux exigences de l'économie qu'à celles de la simplicité. C'est là une affaire de pure appréciation.

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La nature des téléphones joue peu de rôle lorsque les distances »>nt petites. Les téléphones de Bell, à main« modèle ordinaire, conviennent parfaitement: leur pri\ Tarie entre 10 francs et 30 francs la paire, suivant le fini du travail et les soins apportés aux détails de construction.

L'on a toujours intérêt à ne pas employer des appareils tV/nitiques pour la transmission et la réception. Ainsi, par exemple, le transmetteur pourra avoir une plaque plus épaisse que le récepteur ; les courants induits seront plus énergiques, et le récepteur sera lui-même plus sensible pour obéir à leur influence. La grosseur des fils dépend de la dislance à franchir : le fil devra être d'autant plus fin et faire un nombre de tours d'autant plus grand sur la bobine que la distance sera plus grande, il n'y aaucune règle absolue à cet égard ; les proportions entre les diflérentes parties d'un téléphone sont encore une affaire de sentiment.

Les montages de postes téléphoniques magnétiques varient beaucoup suivant le nombre de fils que Ton peut établir et les combinaisons à réaliser. 11 est quelquefois nécessaire que les deux sonneries fonctionnent ensemble pour établir un contrôle ; i dans d'autres cas, pour converser avec un domestique, à Técurie par exemple, l'un des postes ne doit jamais appeler, etc. Ce sont là des dispositions spéciales et des simplifications qu'on peut trouver facilement avec un peu de réflexion.

Lignes téléphoniques. — Les conducteurs téléphoniques placés à l'intérieur des maisons peuvent être de même nature et de même grosseur que les fils des sonneries ordinaires. Il con- Tient de les distinguer pendant la pose en les choisissant de couleurs différentes.

Nous conseillons de préférence, suivant la combinaison adoptée pour le poste, les fils sous plomb à deux, tpois ou quatre conducteurs, dont la pose est des pi us faciles en les soutenant de distance en distance avec des crochets en fer analogues à ceux qui servent à la pose des petits tuyaux de gaz dont ils présentent d'ailleurs tout l'aspect extérieur.

HospiTAUBR. — L'électricité dans la maison. 5

m l'électricité dans la maison.

Lorsque les postes téléphoniques à relier sont séparés pa assez grande distance, sans corps de bâtiment iatermédiaii faut avoir recours à une ligne aérienne sur poteaux tel phiques de 6 mètres de hauteur, en pin, en sapin ou en mi

injectés au sulfate de cuivre ou à la créosote pour prolonge durée.

Les fils sont en fer ou en acier galvanisés depuis 2 ji 6 millimètres de diamètre, suivant la distance, ou de fil de t siliceux de 8 dixièmes à 1 millimètre de diamètre. Les I bronze siliceux permettent de plus grandes portées, à cai leur plus faible poids; tes portées avec le fil de fer sont d< 100 mètres, tandis qu'elles peuvent dépasser 2S0 mètres &^

Bis de bronze siliceux. Les conducteurs nus sont supportés sur les poteaux ou les bâtiments qui leur servent de points d'appui à Taide d'isolateurs en porcelaine dont la figure 41 montre les formes les plus en usage. Les poulies 1, 2 et 3 servent le long des murs, Tanneau 4 se fixe sur un poteau et sert plus spécialement pour les fils de petite dimension ; il en est de même des supports à trous 5 et 6; la cloche 8 sert à fixer les fils et à les arrêter, le support 9 reste dans les coudes ou les angles. On voit en 7 une entrée de percement ; c'est un tube en porcelaine dont le diamètre antérieur est sensiblement égal à la grosseur du percement et qui sert à isoler et à protéger l'entrée d'un fil dans un poste ou la traversée d'un mur; on dispose une pièce identique sur l'autre face du mur.

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