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RÉCEPTEUR DU TÉLÉGRAPHE A CADRAN

Le récepteur, dans ce système, se compose d'un cadran portant vingt-six divisions, qui sont les lettres de l'alphabet et un signe final. Une aiguille se déplace devant ces divisions et s'arrête aux lettres convenables; le travail de l'employé consiste à noter successivement chaque lettre, pour en former les mots, puis les phrases dont se compose la dépêche : la fin des mots

est marquée par le signe final. Une pareille réception ne présente donc aucune difficulté, et toute personne peut suivre les mouvements de l'aiguille sans s'inquiéter de quelle manière ils se produisent.

C'est encore l'électro-aimant qui règle les déplacements de l'aiguille. Dans la figure de la page suivante, qui représente l'intérieur du récepteur, on a enlevé cet électro-aimant qui aurait caché diverses pièces de Fappareil. L'armature est formée par une plaque double, sur laquelle on a mis la lettre A dans la figure : elle est encore animée d'un mouvement de va-et-vient par les actions successives de l'électro-aimant et du ressort antagoniste. Par l'intermédiaire d'une tige Z, et d'un levier coudé c, ce mouvement alternatif est transmis à une tige t, pièce importante de l'appareil et représentée à part. Cette

tige se meut devant une roue dentée, et remplit le même office que l'ancre d'échappement des pendules ordinaires.

La roue dentée est sollicitée par un mouvement d'horlogerie, renfermé entre deux plaques ; elle tournerait d'un mouvement continu, si la tige i ne l'arrêtait en heurtant les dents. Avec cet arrêt, elle ne peut se mouvoir que si la tige se déplace sous l'action de l'électro-aimant.

La roue dentée est double ; elle est formée de deux roues accouplées égales, solidaires, et placées de telle sorte que les dents de l'une correspondent aux vides de

Fig. 18- — Détail de l'ancre d'échappement.

l'autre. Quand la tige i se déplace, elle dégage une dent de la première roue ; et le couple se met à tourner, mais la seconde roue vient aussitôt rencontrer la tige i, et le mouvement s'arrête. A un nouveau déplacement de la tige, le couple des roues marchera de la moitié d'une dent et ainsi de suite. L'aiguille du ca-

dran est portée par ces deui rouch et se déplace avec elles; elle parcourt une lettre quand la l ^c se déplace une seule fois.

' Chaque roue dentée est formée de 13 dents, ce qui esige pour un tour complet 26 déplacements de la tige. D'après la disposition de l'appareil, on peut donc amener l'aiguille à une lettre quelconque et l'y arrêter tout le lemps qu'on juge convenable.

6t L'ÉLECTRICITÉ.

Ce récepteur est une véritable pendule, dans laquelle l'ancre au lieu d'être animée par un balancier d'un monvcment régulier, est sollicitée par l'électro-aimant, suivant la volonté de l'expéditeur éloigné. Aussi doit-OB entourer cet appareil des mêmes précautions que l'on prend pour les pendules sensibles et d'une grande précision. Pour éviter que des employés, curieux d'exami-

ner le mécanisme, ne manient nés délicats, on enferme t< et le cadran seul est visible.

Il est possible de réglei cepteur ; au moyen d'un bouton qui surmonte la boUei on agit sur l'armature et on lui imprime les moinfrl mcnts convenables pour amener l'aiguille à telle lettrA qui est nécessaire, sans le secours de l'électricité. Ou A recours à ce moyen lorsqu'on s'aperçoit que, pour uim

ÉLÉGRAPUËS DES CU£M1>S DE FEU. tfè

cause ou "pour une autre, l'aiguille du récepteur n'est pas d'accord avec celle du manipulateur et donne par conséquent de fausses indications. Du reste, à la fin de la dépêche, l'aiguille doit être arrêtée sur le signe final. On peut encore régler les différentes pièces deTap- [)areili tension du ressort antagoniste, distance des palettes, course de la tige, au moyen de clefs particulières. La tension du ressort se règle avec un petit cadran vu de l'extérieur. Mais ce travail ne doit être fait que par des personnes compétentes, et seulement lorsque ces modifications sont devenues absolument nécessaires ; il est bon même que la plupart des ciiiployc'^ ignorent qu'elles sont possibles.

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