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CHAPITRE VII

En octobre 1857, le ministère de rintérieur fii averti d'une crue extraordinaire dans les eaux de 1 Haute-Loire cl de l'Allier. La crue s'avançait gradue lement, et il y avait danger d'inondation vers Blois c Tours, où les rives du fleuve sont assez basses. Aussi tôt furent expédiés dans les villes menacées plusieur milliers d*outils de terrassiers. Le ministère de 1 guerre détacha deux compagnies. du génie pour dirige les travaux, et deux bataillons d'infanterie pour mcltr la main à l'œuvre et maintenir Tordre. Les travaux fu rent promptement exécutés, et, au moment indiqu quatre jours avant par le télégraphe, la crue se produi sit sans aucun inconvénient notable ^

A Berlin, pour protéger Timmense et riche Liblio thèque de cette ville contre l'incendie, on a imagine ui système particulier de télégraphie. Des fils souterrain

* Voir pour les applicalions do la léliSgrapIiic le Iraiié de M. Du Moncel

parlent des divers points du monument et des logements des conservaleurs, et viennent aboutir au poste des sa- |ïeurs- pompiers. Il y a toujours là environ deux cents hommes munis de tout le matériel nécessaire, et prêts ï marcher au premier signal. La bibliothèque est, en )utre, reliée par des (ils au palais du ministère de la juerre, où un nombreux poste d'infanterie est prêt à porter secours.

Des systèmes analogues ont été établis à Caen et à Bordeaux. Des fils mettent en communication Phôtel de ville avec le centre de chaque quartier, et avec le domicile du commandant des sapeurs-pompiers. Celui-ci est, lie plus, en communication électrique avec les chefs i]u'il a sous ses ordres dans les divers quartiers. Un ensemble de signes conventionnels donne les indications nécessaires sur le lieu de l'incendie, la nature et la gravité du sinistre, et le nombre approximatif d'homtnes qu'il faut appeler. On peut ainsi réunir promptement et avec certitude les secours nécessaires.

En Norv^ége, où la grande pêche, c'est-à-dire la pêche les harengs, est une des principales- ressources du )ays, on a utilisé le télégraphe électrique dans l'intérêt le cette industrie. Les bancs de harengs entrent dans :cs fiords et les golfes, et s'approchent du rivage pour f déposer leur frai : c'est à ce moment que se fait la )êche. Si les pêcheurs ne sont pas avertis, ils laissent îchapper ces innombrables poissons que l'on ne peut poursuivre en pleine mer. De là des désappointements fréquents et des pertes ruineuses pour les particuliers et le gouvernejnent lui-même. Aussi a-t-on établi un câble, le plus souvent sous-marin, sur une longueur de

200 kilomètres. Ce câble côtoie le rivage et communique avec les villages habites par les pêcheurs. Dès qu'un banc de harengs estsignalc, lesraarins se disposent, préparent leurs filets et leurs caques. On suit le 6owi//on, c'est-àdire les Ilots et les vagues que celte multitude d'animaux soulève, et on annonce au loin la baie que choisissent les harengs, afin que chaque pêcheur vienne prendre sa part dans la curée.

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