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MICROSCOPE PHOTO-ÉLECTRIQUE

Pour toutes les expériences dont il vient d'être parlé, et d*autres encore, on emploie les microscopes photoélectriques. On ne dispose pas du soleil comme eaïa^t, mais on a toujours sous la main une lampe électJri|M. Il suffit de monter une pile, et d'en amener, avec dit^ quelque longs qu'ils soient, le courant au régulatèknret aux charbons.

Un microscope sert à Tagrandisseroent des petits d)jets ; il est formé d'une série de loupes, dont chaettne grossit l'image formée par la précédente : leurensonUe amplifie extraordinairement l'objet, et tous les déMb en deviennent perceptibles. Mais la lumière qui éobMt un petit espace, se trouvant répandue sur une mrte surface, chaque point de l'objet est, après le groMiiiement final, fort peu éclairé, souvent même il est-iivisible. Tout microscope est donc muni de miroirs aèitie lentilles pour concentrer sur l'objet la plus gnnde quantité de lumière possible.

Dans l'appareil photo-électrique, la lampe est filMée dans une sorte de lanterne qui ne laisse sortir isnçon rayon, pour ne pas troubler l'obscurité de la sailè;, la plus grande partie de la lumière dégagée par Parc est renvoyée par des réflecteurs sur une lentille en verre. Celle-ci concentre tous les rayons qu'elle reçoit sur l'objet que l'on veut voir, et à la suite de cet objet est placée la série de loupes formant microscope. L'image fortement agrandie est enfin projetée sur un écran ' \nc^ situé en face au îoivA Ae\^ ^^W^^ ç.^mme on le fait

APPLICATIONS DE \.k LUHURE ËLECTRIQCE. 365 )ur la lanterne magique. Dans le microscope ordinaire, )bscrvateur vient coller son œil sur. la lunette ; ici ms l'appareil de projection, chacun peut de sa place

Fig. 61. — Bicrowopt pholo-ileclniju

lir l'objet sur l'écran. C'est ainsi qu'on a tu les charong de ta lampe et étudié les colorations de la lumière ectriquc.

«4 ].'ÈLEr.TRICITÉ.

Cet appareil est très-souvent usité dans les cours publics. Le professeur, sans s'interrompre, décrit les M\a que l'auditeur voit se produire sur le tableau . Toutetl|^ expériences scicntiriqucs sont susceptibles d'être aîo^ projetées ; les observations les plus ténues de la dokiMt les expériences les plus délicates de l'électricité snjt rendues visibles à un nombreux amphithéâtre. La s^â* bilité des appareils est pour ainsi dire augmeaté^n l'intelligence des auditeurs est accrue de tout ce qfl^ perçoivent ses yeux.

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La lumière électrique sert à éclairer les travau&l nuit dont l'achèvement est nécessaire dans le bref délai.

Pendant la construction du ponE IN'otre-Dame , Paris, un service de ce genre fut organisé pour la pr^ j mière fois. Certes, on ne pouvait dire que l'on chef chait à faire des économies : ta lumière était prodi par une forte pile, et le prix de revient utait envi] quatre fois plus considérable que peur l'éclairagDJ l'huile. Mais on voulut étudier cette nouveauté et< travailler pendant la nuit. Le pont fut ainsi très-Faj ment construit.

On appliqua ensuite aux travaux des docks Napol puis à ceux du nouveau Louvre, ce nouveau systi lumière; or all^ ensuite l'essayer à Strasbourg, à ce' meux pont de Kehi qui réunit si étroitement la Frai et l'Allemagne. On cherchait dans ces travaux, nos point une illumination resplendissante, mais un éclai-

BLge suffisant pour le travail. L'ouvrier devait voir autour .e lui assez pour se diriger; les minutieux détails poua^ient lui échapper. Ces essais sont loin d'avoir réussi. ^n n'a pas trouvé dans l'emploi de la lumière électri- [ue des avantages assez grands pour compenser les lombreux inconvénients qui en résultent.

Depuis ces premières tentatives, on a inventé la mai^liine magnéto-électrique, et la lumière est produite à [>ien meilleur marché et plus régulièrement.* Les essais 3nt donc été repris. En dernier lieu, on s'est proposé d'éclairer les mines et de substituer la lampe électrique aux chandelles et aux lanternes que porte chaque ouvrier et qui éclairent si lugubrement les points environnants. Les essais furent faits par M. Bazin, directeur des ardoisières d'Angers, et conduits avec assez d'intelligence pour que, à la suite du rapport de l'ingénieur M. de Corbigny, on ait adressé des encouragements et des félicitations à M. Bazin.

Il s'agissait d'éclairer une galerie souterraine à peu près carrée, de 40 mètres de longueur, la hauteur étant un peu moindre. On plaça aux points convenables deux lampes, alimentées par deux machines de la compagnie de l'Alliance. Les résultats furent satisfaisants : le travail devint plus facile, la surveillance plus sûre, l'exploitation plus régulière. Chacun était satisfait du changement ; puis, à la suite de je ne sais quelles circonstances, on rendit aux ouvriers leurs lampes à huile, et chacun regretta ce bien-être d'un instant qu'on avait dû à la lumière électrique.

On reconnut dans ces expériences qu'une même machine magnéto-électrique ne peut desservir qu'une

seule lampe. Si un jnéme courant est envoyé successi- Yement dans plusieurs lampes, il n'a plus la même intensité, et la lumière en est considérablement affaiblie. Chaque appareil doit être- desservi par un générateur spécial d*électricité.

On a reconnu encore qu'en augmentant la pile ou la vitesse de rotation de la machine, on n'accroissait pas l'intensité lumineuse : l'arc pouvait s'allonger, devenir même trèâ-long, mais il conservait toujours la mêrne intensité. Aussi doit-on prendre une machine telle que celle qui a été décrite, ou bien une seule pile, formée de 40 ou 50 grands couples Bunsen et réunis les uns aux autres. L'arc obtenu est très-court, mais très-brillant.

Il est à remarquer que les essais faits avec la machine ont réussi, et qu'aucun service n'a encore été installé depuis cette époque; aucune usine, aucun travail de nuit n'est éclairé par la lumière électrique. Il serait pourtant bien facile, ainsi qu'on l'a déjà remarqué, aux usines et aux fabriques, d'établir un système d'éclairage électrique. C'est là une idée industrielle qui finira tôt ou tard par être adoptée.

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