SOURCES D ELECTRICITE
ismuth, par exemple), on ajoute d'aiiires barreaux dîs-l bsés en échelons dans le m6me ordre et soudés alternatiement de la même manière (fig. 5), on obtiendra, enj chauffant toute la série des sou-"j dures d'un seul côté, un développement d'électricité bien plus grand A qu'avec un seul couple, Un ensemble de couples métalliques dis-J posés de cette manière s'appelle^ une pile thermo-électrique et l'élecncité produite thermo-électricité.
[4° Action magnétique. — Quand on fait mouvoir un ■mant devant une bobine de fil métallique recouvert de soie et dont les estrémiiés sont rattachées ou soudées ensemble (fig. 6), il se développe de l'électricité dans le fil de la bobine.
De l'observation de ce fait on a été conduit à construire différents appareils ou machines pour produire de réiectrîcîté. Dans ces appareils ou machines une bobine de fil métallique recouvert de soie, appelée armature, tourne devant les pôles de plusieurs aimants.
I L'énergie dépensée pour mettre l'armature en mouvere l'attraction des aimants qui tendent à la
Bienir se transforme en électricité,
■ On donne à l'électricité produite par des machines de ce
linre le nom d'électricité d'induction.
P L'électricité à laquelle donnent naissance les actions chl-
miques, calorifiques et magnétiques a la propriété de se manifester par une circulation continue dans la masse des corps. On désigne cette circulation sous le nom de coU" rant.
On donne à cette électricité, d'une manière générale, le nom d'électricité dynamiquCy parce qu'elle se montre à l'état de mouvement.
Quelle que soit sa source, quel que soit le mode employé pour l'obtenir, l'électricité possède toujours les mêmes propriétés générales. Les noms qui viennent d'être indiqués n'impliquent qu'une différence d'origine et non de nature.
Ces diverses dénominations ne doivent pas induire en erreur ; elles ne sont que la persistance d'une habitude, d'une tradition établie à une époque encore récente, mais déjà lointaine, eu égard aux rapides progrès de la science. Il n'y a qu'une seule et même espèce d'électricité, forme particulière de l'énergie universelle.
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sec quand on en approche \c J^^i^;! i^i^ jV'ui uw'uu- » •^■ server une petite e'tîncelle, qui iailUi cwuc 1»* A.wi^i .i u* bâton, si l'on se trouve dans TobNi miis^.
Un corps est dit clcctrisc ou iLuf^if ./V/i\ /» i. ♦/.' itnu. :« les fois quMl manifeste h \\i\ Ac^ic qiuK.ui.iiu- U> pio
b L ELECTRICITE
priéiés qui viennent d'être signalées; il est dît à Vétat neutre ou naturel dans le
Électroscopes. — Pendule électrique. — Pour reconnaître qu'un corps est électrisé on se sert d'instrumenis appelés électroscopes. Le plus simple est le pendule électrique représenté figure 7.
Il consiste en une petite balle de.
moelle de sureau suspendue par un fi] de soie à un support vertical. Lorsqu'on en approche, maissans toucher, un corps électrisé, la petite balle est attirée. Cela montre que les corps éJectrisés attirent ceux qui ne le sont pas. De même les corps non électrisés attirent ceux qui le sont. Ce fait est mis en évidence par une expérience fort simple : une petite tige de Fis. 7. - Pendule éicc- caoutchouc durcî, mobile sur un pi- ""'"' vot vertical (fig. 8), est électrisée ea
la frottant avec une peau de chat; en présentant le doigt k une certaine distance de l'une de ses extrémités, l'aiguille est attirée et déviée, de sa position de repos.
A l'aide d'un pendule électrique on peut effectuer diverses expériences dont le résultat est important à con»!
F 8 - T- d h d ■ '° ^" bâton de verre,
mobile sur un pivot. froîté avec du drap, est ap-
proché ensuite de la balle de sureau. La balle est foj
:st fosjg
ÉLECTRISATIOX PAR LE FROTTEME>nr 9
nent attirée (fig. 9), mais aussitôt quelle a touché le verre, îUe est vivement repoussée (fig. 10'.
Fig. 9. — Attraction d'une balle de sureau par un corps électrisé.
Fie. 10. — RépuUjon d'une halli: .!« sureau par un c/jrp« éleririû.
2® Un bâton de cire à cacheter, frotte, produit exactement les mêmes effets.
3*» Dès que la balle a touché soit le verre, soit la fiirc, elle est électrisée, ce qu'on peut facilement constater i:n lui présentant des barbes de plume, des fragmcur; dr papier, etc., qui sont attirés.
Dans ces trois expériences on voit que rclcciricitf: du verre se comporte comme celle de la cire.
Mais lorsque la balle a été touchée par le verre et quV,ll/: est ensuite repoussée par ce dernier, si on lui pré*.ent/; un bâton de cire frotté, on remarque qu'elle c« attiré/5 Ij': même, la balle touchée, puis repous.séc par h ûrn^ f\\ attirée par le verre.
Les effets de l'électricité développée sur \t ytxxt ht t/,f,»
lo l'électricité
donc pas tout à fait identiques à ceux de l'électricité produite sur la cire, puisque l'une attire ce que l'autre repousse et réciproquement. Autrefois, en s'appuyant sur ces différences d'effets, on admettait qu'il y avait deux espèces d'électricité : l'une, celle du verre, était désignée sous le nom d^ électricité vitrée; l'autre, celle de la cire ou de la résine, s'appelait électricité résineuse. Ces dénominations ont été abandonnées.
Électricité positive et électricité négative. — Aujourd'hui on donne le nom d'électricité positive k l'électricité du verre et celui ^électricité négative à celle de la cire.
Si, au lieu d'employer le verre et la cire, on répète les expériences ci-dessus avec différents corps, on constate que les uns se comportent comme le verre et on dit qu'ils sont électrisés positivement, tandis que d'autres se comportent comme la cire et sont alors électrisés négativement.
L'électricité positive se représente par le signe j7/w^(-|-); l'électricité négative par le signe moins ( — ).
Ces noms et cette notation n'impliquent nullement qu'il y ait deux espèces d'électricité ; ils indiquent seulement deux états électriques différents. Il est admis, dans les théories actuelles, que le frottement, de même que toute action d'où résulte une manifestation électrique, a pour effet de détruire l'équilibre électrique naturel des corps et d'accumuler l'électricité sur l'un d'eux, tandis qu'il la raréfie sur l'autre. L'un des corps se trouve ainsi chargé positivement ou en plus (+) , l'autre négativement ou en moins ( — ).
Attraction et répulsion. — Les phénomènes d'at-