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LES PILES SECONDAIRES OU ACCLMILAÏEURS 35 I

les machines. Ils ont surtout l'avantage de donner, sans l'embarras et l'encombrement de celles-ci, une quantité d'énergie considérable qu'on peut dépenser, à volonté, en totalité ou par petites parties. Dans les usages domestiques leur emploi le plus important est l'éclairage. La fig. 277^ montre une batterie d'accumulateurs disposée pour l'alimentation d'une lampe à arc.

352 L'iCI.Kr.TRlCITjt

XXXI — MoYeURS KIJCCTRIQIES TraCTION ET NAVIGATl

KLKCTRIQrKS — Lk TRANSPORT DE l'ÉNERGIE

Moteur électrique . — Un moteur électrique est *appareil destiné à transformer l'énergie électrique en en gic mécanique. Ce moteur est à la source d'électricité < l'alimente ce que la machine à vapeur est à la chaudière au générateur qui lui fournit la vapeur.

Le moteur électrique le plus simple se compose d' balancier pivotant sur son centre et dont les extrémi sont munies d'armatures en fer doux, placées en reg£ d'électro-aimants convenablement disposés. Un coun passant dans l'un de ces électro-aimants attire l'armatu correspondante et entraîne le balancier ; ce même coura interrompu dans le premier électro-aimant et pass^ ensuite dans le second, attire le balancier dans le se opposé. Les électro-aimants, traversés alternativement j

^^^ le courant, impriment au balancier un mouvement

bascule qui se transforme en mouvement circulaire moyen d'une bielle et d'un volant reliés au balancier.

Dans ces conditions, les armatures des électro-aiman pour être attirées avec une force suffisante, doivent être ti rapprochées des noyaux, et par suite le balancier ne pc avoir qu'un Jeu limité. Ce jeu est augmenté quand ]

jf. , noyaux sont fixés au balancier et glissent dans les bobine

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ils sont alors attirés vers l'intérieur de celles-ci quand courant passe.

Moteur Bourbouze. — Tel est le type du moteur Bo bouze, représenté par la fig. 278.

La pile qui le fait fonctionner peut être renfermée dan; socle de l'appareil. L'un de ses pôles est relié en permanei aux fils de sortie des électro-aimants ; l'autre est rattach un curseur métallique guidé par un excentrique monté i l'axe du volant. Par la rotation de l'axe, ce curseur est r alternativement en contact avec les deux pièces de méi isolées Tune de l'autre, auxquelles viennent aboutir fils d'entrée des bobines ; par suite les électro-aima agissent alternativement sur leurs armatures par le mou^ ment même qu'ils impriment au curseur par l'intermédia du volant. Ce dispositif prend le nom de commutaU automatique.

Moteur Froment. — Il y a encore d'autres motei

basés sur les attractions successives et alternatives d'arn

turcs par des électro-aimants qui agissent directement s

le mobile. On les appelle électro-moteurs à rotati

directe. Tel est le moteur Froment que montre la fig. 2;

rf^. Une roue en bois porte sur sa circonférence des arn:

tures en fer doux qui peuvent passer devant des électi

flgp- • aimants fixés à un châssis. Un interrupteur ou commui

^' teur, placé sur l'axe de rotation, permet au courant de p£

ser successivement dans chacun des électro-aimants. D

que le courant passe dans l'un, l'armature est attirée, m{

dès qu'elle est arrivée en face des pôles qui l'attirent,

;. . courant se trouve interrompu et passe dans l'électro-aima

suivant. Chacun des électro-aimants agissant dans le mer

wmm

lIOTi^lL'RS ÉLVXTRIQVKS 355

sens, la roue tourne et ne s'arrête que par la suppression du courant de la pile.

Mais ces machines primitives n'ont pas reçu d'application; la force qu'elles développent est trop peu considérable pour qu'on puisse les employer industriellement ; elles

FlG. 379. — Moleut Trom

n'ont plus aujourd'hui qu'un intérêt rétrospectit et ne sont utilisées que comme appareils de démonstration.

Principe des moteurs actuels. — Les machines ïua,-

356 l'électricité s

gnétos et dynamos ont donné naissance à un genre de r tours électriques, d'une puissance bien plus considéra que celle des précédents et qui sont appelés à rendn rendent déjà de grands services dans l'industrie et usages domestiques.

Dans les machines magnétos et dynamos, l'électrîi

est produite par la rotation d'une armature entre

pôles d'aimants ou d'électro-aimants inducteurs.

noyau en fer, sur lequel est enroulé un fil isc

M constitue celte armature. Pendant que celle-ci tour

y. un courant se développe dans le fil enroulé aut

d'elle et, par la disposition de la machine, ce cour

parcourt en même temps le fil des électro-aimants ind

teurs. Selon le sens de la rotation, le courant cire

dans une certaine direction et occasionne des réactic

-/ magnétiques entre les inducteurs et l'armature induite, <

■* tendent à faire tourner celle-ci dans un sens oppos

celui dans lequel elle est entraînée par la force motrice.

Il est facile de comprendre, dès lors, que si, au lieu

faire tourner Tarmature, on fait passer dans le fil d<

elle est enveloppée ainsi que dans celui des inducteurs,

courant provenant d'une autre source, cette armati

prendra d'elle-même un mouvement rotatoire de sens c

posé à celui qu'on devrait lui imprimer pour produire

même courant.

C'est sur ce principe, qui prend le nom de réversibil des machines, que reposent les moteurs électriques actue

Différents genres de moteurs. — La plupart c machines, sinon toutes, pourraient, avec plus ou moi d'avantage, être transformées en moteurs. Toutefois, raison de considérations qui ont surtout pour but l'obte

MOTKIHS lÏLECTUEQliES 35?

^ïïoî^l*un rendement plus élevé, les moteurs ditïÈrent quelque peu des machines ; mais on retrouve les mêmes organes : l'armature, les aimants oa électro-aimants inducteurs et le commutateur ou collecteur.

En général, et sauf ies machines destinées à des transports d'énergie importants ou à actionner des tramways ou des locomotives électriques, les moteurs sont de petites dimensions. Ils servent à mettre en mouvement des machines outils, des tours, des machines à coudre, etc. f De mÊme qu'il y a des machines magnétos et des machil nés dynamos, il y a des moteurs dont l'inducteur est un aimant permanent et d'autres dont les inducteurs sont des électro-aimants. D'une manière générale on distingue ces appareils en moteurs à courants inverses et en moteurs à courant continu.

I Les moteurs Deprez, Trouvé (ancien modèle), Griscom, 1^ sont à courants inversés. Dans ces appareils le mobile est constitué par un cadre en fer à double T, sur lequel le fil est enroulé à la manière des bobines de galvanomètre. Cette sorte d'armature prend le nom d'armature Siemens, parce qu'elle esi analogue à celle de la machine dynamo du méifie nom, très connue en Allemagne et même en France. Dans les moteurs de ce genre, le fil de l'armature ne forme qu'un seul enroulement et le commutateur ne comprend que deux secteurs ou coquilles, à chacune desquelles aboutit l'une des extrémités du fil.

Les moteurs Gramme, Trouvé (genre Gramme), Edgerton sont à courant continu. Dans ces moteurs le fil de l'armature est partagé en sections, parcourues successivement par le courant au fur et à mesure que les secteurs du commutateur, en nombre égal à celui des sections, vient passer sous les balais.

Il y a d'ailleurs un grand nombre de moteurs de ces deux genres qui tous sont plus ou moins caracicrisés par des différences dans leur construction ou dans le modt d'application du principe ge'ne'ral sur lequel ils reposent.

Bien que d'invention encore récente, les moteurs électriques, basés sur le principe de la réversibilité', sont déjà très nombreux et on en invente tous les jours de nouveauï.

Moteur Deprez. — Dans le moteur Deprez (fig. aSil l'inducteur est un aimant permanent en fer à cheval. L'armature, en forme de bobine galvanométrique (fig. 280J,

se meut entre les branches de l'aimant et par sa position it, dans toute sa longueur, soumise à leur

mffimm^

MOTEUKS ÉLECTRlQllJiS 35g

pourtour de deux coquilles ou secteurs me'talliques sur lesquels frottent les balais. Le pôle positif de la source électrique est relie' à l'un des balais, le pôle ne'gatif à l'autre. Il s'ensuit que le courant qui traverse la bobine est alternativemeni positif et négatif et change de sens à chaque demi-révolution du commutateur. Ce changement a lieu au moment oij les pôles de la bobine passent devant ceuK de Taimant,

Ce moteur se met diiRcilement en marche; on doit l'amorcer par quelques tours d'une manivelle que montre la figure. Il convient d'ailleurs pour beaucoup d'usages et son poids ne dépasse pas 4 kilogrammes.

MoteoT Trouvé (ancien modèle). — L^ ,,,^..^.

Trouve' est représenté dans son ensemble parla figure 282

<m ies prolongements pôTâîfës^ D est un cadre en bronze (fig. 282) qui soutient l'armature. p Cl s sont des bornes où s'attachent les fils qui amènent k courant, et E est un bâti en fonte qui soutient tout l'appareil.

Le courant circule d'abord dans le fil de l'électroaimant; puis, par les balais du commutateur, il passe dans le fil de l'armature. Le fer de l'êlectroaimant inducteur ainsi que celui du noyau de l'armature se trouveut aimantés et l'aimantation change de sens à chaque demirévolution; il se produit ainsi une suite d'attractions qui entraînent la rotation de la bobine Fjg. =s:i. - Ccupc du mcLcur mobile.

Trouté miicleninodèld.

M. Trouvé construit également sur le m£me modèle un moteur double, qui comporte deux armatures placées entre les pôles d'un double électro-aimant. Elles peuvent être montées en dérivation ou en tension. Dans le premier cas, chaque armature est actionnée séparément; dans le second, le mi5me courant les parcourt toutes deux en même temps.

Le moteur simple, représenté par la fig. 282 au quart d'exécution, ne pèse que 3 kilog. 3oo. On peut l'adapter, à de nombreux usages et notamment aux machines coudre.

Moteur Grlscom. — Le moteur Griscom (fig. 284) est très employé pour actionner les machines k coudre et on le construit spécialement pour cet usage. Un support

MOTKLTKS ÉLECrUIQUltS 36l

équerre, muni d'une vis à oreilles, permet de l'installer plu ^ ande fa ']' ê Son a n a u (fi^, 285) est

semblable à cell d m ur pr eden les pôles en sont excentrés et bombés vers le milieu. Elle est entitrei; ment enveloppée dans

l'inducteur , constitué par deux électro-aimams circulaires, dont N, S sont les pôles justaposés et A, B les bobines.

Les noyaux de l'induit et de l'inducteur sont en fonte malléable, ce qui permet de les fondre et d'arriver ainsi à une fabrication économique, ont dix centimètres de [200 grammes.

Les plus petits moteurs Grisco:

['longueur et leur poids n'est que di

Moteur Graiume.

s les plus rdïjaN

36ï i.'ki.ixtuic;

du» Hgurc le moteur Gramme, doni il existe plotlei

Dans le modèle représenté par la fig. 286, l'armaiu formJe d'un anneau en fer sur lequel un fil de cuivre is' est enroultf, cm identique à celle des dynamos Gram

ordinaires; elle tourne entre les pôles d'un electro-aimi unique à noyaux horizontaux.

C'est d'ailleurs la reproduction euacie de l'un des ly] de la machine Gramme, connu sous le nom de mach cylindrique, et l'on pourrait au besoin le faire fonciioni aussi bien comme générateur d'électricité que coeq,

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