‹ L'élément érotique dans la caricature; un document à l'histoire des meurs [sic] publiquesChapitre 18 sur 109 · Sacrifice au dieu Priape · texte numérisé non relu

Sacrifice au dieu Priape

Dessin français d’après une pierre gravée antique.

assidu des filles et des mignons, et la matrone romaine ne lui cédait en rien sur ce chapitre. Livie était tenue pour prude, pourvu qu’elle satisfit à la condition de ,,ne recevoir jamais un passager dans sa barque qu’elle ne fut déjà remplie’*. L’Amphitryon considérable s’adressait, sans vergogne, aux femmes de ses hôtes, et les belles Romaines dénouaient bien volontiers leur ceinture, pour ne point empêcher les jeux de l’amour.

Le mari courtisan trouvait tout naturel que son épouse, même en sa présence, livrât son corps aux jeux voluptueux de son maître. En tous cas il était d’un bon ton élémentaire que Mécène fut pris instantanément d’un profond sommeil, au moment où sa belle épouse s’apprêtait à honorer de ses dernières faveurs le tendre Auguste. On dépensait des fortunes pour la satisfaction d’un caprice ou d’un raffinement et pas un sesterce pour des travaux d’utilité publique. Chaque jour n’était eu fin de compte qu’un prétexte, à augmenter encore le clavier de la dépravation.

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