Scène de la vie des maisons de bains
au moyen- â^e. Caricature tirée d’un manuscrit ancien.
vérité cette société d’Avignon était le plus notoire foyer de dépravation et de banditisme qui se puisse imaginer.
De même, on se tromperait grossièrement en se figurant les mœurs monastiques du moyen âge semblables à celles des couvents d’aujourd’hui. Dans les cloîtres de jadis on vivait et l’on aimait sans contrainte. On peut laisser de côté les pamphlets, qui visent la vie des nonnes, tels ceux du célèbre Arétin, et se contenter de chroniques du temps, dépourvues de parti pris, ou l’on trouve la vérité toute simple, sans commentaires ou fioritures satiriques. Par exemple dans les chroniques de Zimmer on lit ce qui suit, touchant les usages du Monastère Württembergeois d’Oberndorf dans la Vallée:
„ll y avait là jusqu’à vingt-quatre nonnes, la plupart femmes de noblesse, et qui ne se font, comme on dit, faute de rien. On pourra juger de la bonne vie qu’on y menait, lorsqu’on saura que la noblesse de la Fuchs Ed.: L’élément érotique dans la caricature.
Forêt-Noire et diT'Neckar s’y donnait rendez-vous, et que du reste on pouvait nommer cet endroit, plutôt, la maison des putains de la noblesse, que la maison hospitalière de la noblesse. Entre autre, ceux de Ow, Rosenfeld, Brandeck, Stain, Neuneck y ont englouti de grosses sommes et cette merveilleuse école a fait beaucoup de mauvais époux et de déplorables fils de leur père.
Un jour, se trouvaient rassemblés au couvent, beaucoup de bons compagnons de noblesse qui tinrent