‹ L'élément érotique dans la caricature; un document à l'histoire des meurs [sic] publiquesChapitre 7 sur 109 · Neptune et la Nymphe · texte numérisé non relu

Neptune et la Nymphe

T ableau de Bar end van Orley. L’Original se trouve dans une collection privée.

est que, lors même qu’on s’efforçait de revenir à la conception toute sensuelle de l’existence qu’avaient les anciens, le Dieu Priape ne pouvait se réclamer d’un culte officiel.

Toutefois, elle a encore fait naître des centaines de chefs d’œuvre, dont on peut dire que l’obscénité éclate en beauté pure, par la force de l’art. Et ceci est vrai depuis les débuts de la Renaissance en Italie jusqu’à l’instauration de son influence en Hollande où, deux siècles plus tard elle achevait de fleurir. Certes, le geste du jeune homme qui au tableau de Francesco Cossa (P. 5) introduit sa main dans la fente de la jupe d’une belle enfant, est tout à fait inconvenant, selon nos conceptions modernes et il est bien certain que même en 1450 à Ferrare, on n’y mettait pas tant d’ostentation. Mais il faut être de parti pris bien dépravé, ou se trouver complètement insensible à des accords naïfs et tendres, si à l’aspect de cette scène l’on éprouve des mouvementslibidineux,au lieu d’engoûter le charme presque sacré.

Si Francesco Cossa évoque, dans cette œuvre, comme en sa douce et mystérieuse sensualité d’adolescent, la Renaissance qui s’éveille, cents ans plus tard, Giulio Romano, le plus puissant érotique de la Renaissance italienne la montre

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