‹ L'élément érotique dans la caricature; un document à l'histoire des meurs [sic] publiquesChapitre 8 sur 109 · Le Faux pas · texte numérisé non relu

Le Faux pas

D’après un tableau de Watteau. L’Original se trouve au Louvre.

déjà dans toute la force et la splendeur de sa maturité, prête à toute sensualité, au libre élan, à la joie débordante. Chez Giulio Romano la sensualité atteint pour ainsi dire à ses dernières limites. La phase de l’œuvre de séduction entreprise par Zens sur la belle Olympia, qu’il a choisie pour sujet à son tableau, ne laisse rien d’obscur ni d’imprécis. Le but que vise ardemment Jupiter changé en Dragon, et auquelle l’admirable fille ne semble vouloir opposer que peu d’obstacles apparait dans une netteté simple et persuasive; tout ce qui serait purement symbolique se trouve écarté à dessein. (P. 7) Et le réalisme de l’œuvre jette un jour violent sur toute cette période hardie de la Renaissance, l’heure du triomphe incontestable de la Sensualité qui foule aux pieds le vieil ascétisme en déroute. Et pourtant, si natui aliste que soit cette fresque, elle rayonne d’une beauté intérieure secrète, irrésistible, et l’on n’en déplore que plus amèrement la perte irrévocable des peintures érotiques que Giulio Romano exécuta pour le pape Léon X.

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Supplément à ,, L’élément érotique dans la caricature “ par Edouard Fuchs. Edition C. IV. Stem, Vienne. Impression privée.

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