‹ L'élément érotique dans la caricature; un document à l'histoire des meurs [sic] publiquesChapitre 73 sur 109 · Occupé · texte numérisé non relu

Occupé

Caricature obscène de Wernet.

,,Lcs joies du jeune Wertlier“ et ceci dans l’intention de ridiculiser Goethe et son oeuvre, Goethe y riposta immédiatement avec l’épitre intitulée ,,Nicolaï sur le tombeau de Werther*1:

Un jeune homme, je ne sais pas comment Mourut d’hypocondrie Et fut enterré.

Un esprit fort passa par là Qu’avait l’anus un peu relâché Comme les gens l’ont parfois;

Y fait sa petite affaire

Considère avec complaisance ses déjections

Et, s’en allant plus à l’aise

Il se dit, pensivement:

Le pauvre garçon, comme il s’est perdu! S’il avait chié comme moi,

Il s’assied sur la tombe II ne serait pas mort!

C’est surabondamment, et dans chaque auteur, qu’on trouve des preuves de la verve érotique des classiques allemands. Goethe âgé de plus de 60 ans a composé son ,,Tagebuch“; le chef-d’œuvre éternel du grand maître contient des passages merveilleusement audacieux. La pensée directrice est celle-ci: Goethe, en voyage, s’arrête dans une auberge, et il lui arrive ce miracle d’amour, qu’une charmante créature devient sienne, après l’échange d’un seul regard, et qu’ardente de passion elle se jette dans ces bras, dès la nuit tombée.

Page 1