Moloch: Une tentative de viol
Caricature du temps de la Commune, sur Thiers et Jules Favre. 187.
191. Félicien Rops: Satan jetant à la terre la pâture. qu’elle attend.
grande industrie, à son début dont au moins, ne peut avoir la conscience artiste; il dit ,,Que m’importe l’art ?“ L’art c’est de l’humbug, de la folie! Nous voulons la réalité, la réalité vraie et palpable, et non pas les productions d’une fantaisie débridée. Et cette réalité palpable n’était autre que la photographie d’après nature. Toutes les lois de cet âge de l’industrie se trouvaient, par là, sanctionnées: vite, bon marché et mauvais.
11 y avait un troisième motif justifiant le succès de l’application de la photographie à l’Erotisme: c’était la facilité relative de son écoulement. La vente publique d’œuvres érotiques était, depuis la Restauration sévèrement prohibée par des ordonnances de police, et les marchands encouraient, à en faire commerce, des peines pécuniaires et même de la prison. Toutefois sous la royauté Bourgeoise on arrivait encore à tourner la loi, à déjouer la surveillance d’une police mal organisée et peu convaincue, au fond, du sérieux de son rôle. 11 en fut tout autrement, sous l’Empire, lorsque le Bonapartisme se créa, dans l’Institution de la Police la base même de son autorité et de son existence. De grandes gravures ou lithographies étaient d’une manipulation incommode; leur exécution même présentait de grandes difficultés, exigeait de volumineuses machines, quantité d’intermédiaires et il était presque impossible de les dissimuler à des regards un peu vigilants. Il en était tout autrement des photographies. On pouvait les fabriquer, s;ms difficultés spéciales, dans le plein secret, et les vendre de même. Un marchand pouvait tenir ostensiblement commerce de futilités innocentes et, malgré cela, tirer le plus clair de ses bénéfices, des photographies qu’il vendait clandestinement,