‹ L'Elevage de la race bovine flamande dans le Pas-de-CalaisChapitre 12 sur 27 · AMELIORATION DU RENDEMENT MOYENS À METTRE EN ŒUVRE · texte numérisé non relu

AMELIORATION DU RENDEMENT MOYENS À METTRE EN ŒUVRE

Dans tout élevage, la préoccupation du propriétaire est de toujours produire davantage. L’éleveur n’est d’ailleurs pas seul intéressé par cette importante question puisque le consommateur doit aussi attendre de cette augmentation du rendement une diminution du prix de vente du lait.

Nous devons donc chercher à accroître le rapport de notre cheptel. Dans quel sens devons-nous le faire et quels moyens employer pour y parvenir ?

Les uns ont pensé : nous voulons avoir une plus grande quantité de lait, il nous faut une plus grande quantité de vaches laitières. Et ils ont cherché à entretenir le plus grand nombre possible d'animaux. De ce désir, il est résulté, en hiver un surpeuplement dans des locaux mal aménagés et une amélioration fatalement réduite. On s’imagine aisément quel déficit peut apporter cette méthode. Malheureusement les pénibles exemples de ces expériences n’ont pas servi à tous. Ainsi, il n’est pas rare, quand on pose à un cultivateur la question suivante : « Possédez-vous une belle vacherie ? » de s’entendre répondre, par exemple: « J'ai vingt vaches. » Ce qui prouve que le nombre prime encore pour certains la qualité. Et pourtant, la situation des marchés actuels, sans distinction de l’aptitude des sujets à vendre, est encore une sérieuse indication. Au moment où les cours du bétail viennent de subir un effondre-

ment catastrophique, on s’aperçoit, une fois de plus, que les bons animaux résistent à la baisse alors que les mauvais ne trouvent même plus preneur. Nous n'avons pas trop de bétail, mais nous avons surtout trop d’animaux médiocres. L'augmentation du nombre des bovins laitiers peut procurer des bénéfices, si, en même temps, léleveur cherche à accroître la qualité individuelle et les disponibilités alimentaires. Pourquoi posséder beaucoup d’animaux si on ne peut les alimenter et les soigner convenablement. La présence des sujets inférieurs a pour conséquence de diminuer la moyenne du rendement de la race et maintenir ces sujets parmi les autres est, du point de vue de l’élevage, un véritable non sens. Il est certainement beaucoup plus rationnel et plus profitable d’entretenir des animaux bien choisis dont le nombre sera en rapport avec les ressources alimentaires, avec les dimensions des locaux, bref avec le milieu. Et, c’est en améliorant ce milieu dans lequel vit notre vache flamande et auquel elle est adaptée que nous aurons une première influence sur sa sécretion lactée.

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