‹ L'élevage des porcs au Canada [microforme]Chapitre 11 sur 45 · CHOIX D’UNE TRUIE · texte numérisé non relu

CHOIX D’UNE TRUIE

Quand on fait le choix des femelles d’un troupeau ou doit veiller à ne prendre que celles d’un tempérament tranquille et patient. Il n’est rien de plus exaspérant qu'une truie turbulente, bruyante et impatiente; non seulement elle est un danger perpétuel pour les clôtures et les barrières, mais lorsqu'elle est pleine elle est irritable et il est à peu près certain qu’elle détruira la moitié de sa portée dans un accès d’irritation nerveuse. De plus, une truie de ce caractère est rarement, ou jamais, une bonne laitière. et tout propriétaire de troupeaux sait que le profit ou la perte réalisés sur un lot de porcelets dépend en grande partie des conditions de début auxquelles ils sont soumis pendant les six ou huit premières semaines. On néglige trop souvent de tenir compte des qualités laitières d’une truie lorsqu'on fait choix des truies pour un troupeau d'élevage. Beaucoup de gens semblent considérer comme un fait acquis que si une truie met bas une forte portée de porcelets, elle les allaitera tous par la suite, de façon parfaite. C’est là une grave erreur. Les truies offrent autant de différences au point de vue de leurs qualités laitières que les vaches dans un troupeau non choisi. Chez les cochons, la faculté de donner beaucoup de lait est bien plutôt une caractéristique particulière à une famille qu’à la race elle-même; c’est-à-dire que les diverses familles dans une même race présentent entre elles plus de différences à ce point de vue qu’il n’en existe entre les races elles-mêmes. (C’est done, par suite, surtout une question de sélection. Saus doute, une poitrine bien développée est chose essentielle, Il ne devra pas y avoir moins de douze, et mieux encore quatorze tétines bien développées, également distribuées et s'étendant assez loin vers les membres antérieurs.

La truie doit être large et ample, les côtés longs et profonds; elle doit, extérieurement, être d'apparence régulière et solide, ne montrer aucune tendance au relâchement ni à la flaccidité des chairs et sans être sauvage ni nerveuse, elle doit cependant paraître alerte das «es mouvements. On ne doit pas garder dans un troupeau d’élevage une bête à démarche pesante, indolente et gauche. (C’est l'indice d’une absence d'énergie vitale et un animal qui possède ces caractéristiques n’aura vraisemblablement pas la puissance qu’aura une bête plus active et de tempérament plus éveillé.

La truie destinée à la reproduction sera choisie parmi des familles prolifiques. Pour rembourser ses frais d’entretien une truie doit rapporter chaque année un certain nombre de petits cochons et chaque porcelet supplémentaire représente un profit net. Toutefois, le nombre des porcelets dans une portée est limité en tant que profit; de trop fortes portées sont exposées à fournir des porcelets faibles et de qualité très inégale. Il est peu de truies qui puissent convenablement nourrir plus de quatorze cochonnets et une portée de huit à douze élèves, tous également gros, forts et vigoureux est plus profitable qu’une portée de seize ou dix-huit porcelets faibles, mous et mal nourris.

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