‹ L'élevage des porcs au Canada [microforme]Chapitre 16 sur 45 · FA · texte numérisé non relu

FA

Le Prof. Day résume ainsi l'expérience :—

1. Au cours de cette expérience il a été prouvé que le mode de nourrissage des porcs au pacage est très coûteux, tandis que le mode d’alimentation à la porcherie avec les mêmes aliments a donné des gains suffisamment économiques.

2. Les pores en liberté consomment plus de nourriture et engraissent moins rapidement que ceux gardés à l’enclos.

3. Tous ces pores ont donné un bacon de fermeté satisfaisante. Ce résultat confirme celui d’une expérience précédente avec de la navette et tend à prouver qu'une distribution raisonnable d'aliments en vert, conjointement avec une ration substantielle copieuse assure la production d'un bacon de bonne qualité.

4. Des aliments succulents ont pour effet de maintenir l'animal en vigueur, qu’il s'agisse d'aliments en vert ou de racines, et la vigueur est essentielle pour obtenir la ferrieté chez le bacon.

5. Les animaux à l’enclos ont consommé, en moyenne, près de quatre livres de fourrages verts par jour, en même temps que 44 de ration préparée.

6. Comme cette proportion de fourrages verts par rapport à la ration préparée est pratiquement la même que celle des racines par rapport à la ration, dont nous avons obtenu de bons résultats à l’usage, il semble qu’on puisse affirmer en toute sécurité que Femploi à quantités égales d’une nourriture succulente et d'une ration préparée tend à produire un bacon de bonne qualité comme fermeté.

7. Le temps consacré aux soins à donner aux pores en liberté fut juste moitié moindre que celui exigé pour les pores à l’enclos.

On ne doit pas perdre de vue que les pores nourris à la porcherie disposaient d'un petit enclos dans lequel ils pouvaient à leur gré prendre de l'exercice et où ils avaient accès facile à l’argile. Lorsqu'on ne peut leur assurer ces conditions, on ne saurait obtenir d'aussi bons résultats de la stabulation. On ne doit pas perdre de vue, non plus, que bien que par cette méthode, on puisse tirer un profit plus considérable pour une quantité donnée de nourriture, il faut cependant faire entrer en ligne de compte dans le prix de revient du pore le travail considérable que nécessite cette méthode. Quant à savoir si, oui ou non, un fermier quelconque aura profit à faire pacager ses pores durant l'été, ou bien plutôt de couper le fourrage pour le leur distribuer dans la porcherie, c'est là une question dont la solution dépend en grande partie des facilités dont ce fermier dispose, surtout en fait de main-d'œuvre.

Tout probablement, la navette constitue le meilleur produit soit comme pacage ou comme aliment en vert. Elle est d’une croissance rapide et peut se semer à des intervalles réguliers de facon à fournir un approvisionnement continu depuis le 1er de juin jusqu'aux gelées. Elle fournit, pour une étendue donnée, une abondante production d'aliments, et bien que les pores ne soient pas tout d’abord empressés à la manger, ils prennent bien vite goût à cette plante et s'en repaissent avec plaisir.

Quand on la destine aux pores, on doit semer la navette assez épaisse, en sillons distants de 24 à 28 pouces. Trois livres de graine par acre donneront une bonne production, pourvu que la graine soit fraîche et de bonne qualité. Si la navette est semée trop claire elle donne une tige trop grosse que les pores ne mangent pas avec le même appétit.

Un autre aliment de beaucoup de valeur, en vert, pour les pores, c’est la luzerne. Les porcs en sont très friands et engraissent de façon très satisfaisante, -: on ne leur en fournit qu'avec discrétion. On doit la donner à consommer avant qu’elle soit en fleurs, sans quoi elle devient trop dure et est non seulement moins agréable à consommer, mais aussi moins aisément digestible. Le trèfle rouge ordinaire est également excellent: on peut employer avec profit, les pois, les vesces, et presque tons les fourrages abondants en sue.

Pour l'alimentation d’hiver la partie suceulente de la ration peut être facilement fournie, et à peu de prix, sous forme de racines, de préférence des betteraves fourragères ou des betteraves à sucre.

Il a été à peu près complètement démontré que les pores ne sauraient être nourris dans des conditions vraiment avantageuses au moyen d’une alimentation exclusive au

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