‹ L'élevage des porcs au Canada [microforme]Chapitre 22 sur 45 · OPERA RE · texte numérisé non relu

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compte. Comme tous les autres fourrages à gros volume la navette n’a de valeur qu’en tant que supplément à une ration de grain; les porss ne progresseraient pas favorablement sur un pâturage semé exclusivement de navette.

Au cours des expériences poursuivies à Ottawa et à Guelph, la navette s’est montrée non seulement comme une denrée économique mais aussi, favorisant Ja

production du bacon de la meilleure qualité.

Racines.

Le professeur Day, du Collège agricole d’Ontario, a poursuivi en 1901 une expérience pour déterminer la valeur des racines données conjointement avec une ration de grain. Quatre groupes de cochons furent nourris comme suit:

‘ : Gain 1oyen ’oids to di » ; ‘ Groupes. pee ë ar n journalier par porc.

Expérience A— Livres. Livres. Livres.

Groupe L —5 porcs ; orge et gru ...... .......... ART CE 169 670 "639 Groupe IT—4 pores ; orge, gru et racines............ PE 163 840 "857 Expérience B Groupe 111— porcs ; maïs et gru. . NOTES Eyes 76 940 677 Groupe IV—5 porcs ; maïs, gru atitacines, 2 10 de VU 276 1,020 ‘757

© Dans l'expérience A, 319 livres de racines et dans l’expérience B, 534 livres, procurèrent une économie de 100 livres de rations. Ce sont là des valeurs absolument anormales pour les racines; mais les expériences ont fort bien démontré la valeur des racines quand on ne les donnait à consommer qu’en quantité limitée. Dans cette expérience, les groupes qui recevaient des racines, avaient une ration composée en parties égales comme poids de racines et de grains. On s’aperçut que les porcs qui recevaient des racines progressaient davantage chaque jour et qu’ils manifestaient une tendance à se développer plutôt qu’à engraisser. Vers les derniers temps de l’expérience on fut obligé de diminuer la proportion des racines pour permettre aux porcs d’engraisser suffisamment .

Les porcs soignés avec des racines, firent des gains plus considérables et aussi plus économiques, de plus, ils fournirent un bacon de qualité plus fine que celui des autres groupes nourris exclusivement au grain.

De toutes les racines fourragères, les betteraves fourragères et les betteraves à sucre semblent être mieux adaptées à l’alimentation des pores que les navets. Elles ont plus de saveur, les pores semblent les préférer et les mangent plus aisément. Les betteraves à sucre ont un autre avantage en ce qu’elles se conservent mieux que les betteraves fourragères ou les navets et peuvent fournir par suite une provision d’aliments succulents, pendant le mois de mai et le commencement de juin, alors qu’il n'existe plus d’autre chose à se procurer.

Pommes de terre.

Les pommes de terre pour les pores doivent toujours être bouillies. Si on les leur donne crues, elles sont très dures à digérer et n’ont relativement qu’une très faible valeur alimentaire. On devra jeter l’eau dans laquelle les pommes de terre ont été bouillies car cette eau contient certaines matiéres préjudiciables à la santé. La valeur nutritive des pommes de terre consiste presqu’entièrement dans la grande quantité d’amidon qu’elles contiennent. (C’est, par suite, un aliment simple et qui a besoin d’être supplémenté par des aliments riches en éléments producteurs de muscles. Rien

ne répond mieux à cet objet qu'une ration de pois, et si on peut adjoindre au tout, un peu de lait écrémé ou de lait de beurre, on en obtiendra des résultats très satisfaisants.

Les Danois ont constaté que 400 livres de pommes de terre bot Ilies et données avec du lait écrémé valent 100 livres de grain données avec une égale quantité de lait écrémé et que de plus, la qualité de porc obtenue avec les pommes de terre et le lait écrémé était excellente,

Sous-produits de la laiterie.

Les sous-produits de la laiterie, c'est-à-dire le lait écrémé, le lait de beurre et le petit lait, ont une telle valeur que beaucoup de cultivateurs les considèrent comme indispensables dans l'élevage des jeunes cochons, et on doit reconnaître que, bien que beaucoup de nourrisseurs élèvent avec profit des porcs sans l’aide de ces aliments, on peut obtenir de meilleurs et de plus économiques résultats lorsqu'on est à même d’ajouter à la ration une certaine quantité de lait. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les porcelets qui viennent d’être sevrés. Le lait étant riche en cendres et en protéïne est particulièrement favorable à la formation des muscles et de l’ossature des animaux en voie de croissance,

On obtient de meilleurs résultats du lait écrémé ou du lait de beurre, lorsqu'on les donne en addition avec quelque céréale riche en amidon, telle que le maïs ou lorge, plutôt qu'avec d'autres rations riches en protéine, telles qu’une portion de gluton ou un repas de pois. On a constaté également qu'il était plus profitable de donner le lait par petites quantités: c'est-à-dire de 3 à 6 livres de lait par livre de grain fournie.

En fournissant 2 livres de lait par tête et par jour, 163 livres de lait permettaient d'économiser 100 livres de grain.

Qu’en fournissant 3 livres de lait par tête et par jour, 323 livres de lait économisaient 100 livres de grain.

Qu’avec 5:4 livres de lait par tête et par jour, il fallait 533 livres de lait pour économiser 100 livres de grain.

Qu’avec 15.7 livres de lait par tête et par jour, il fallait 734 livres de lait pour économiser 100 livres de grain.

Qu’avec 17:1 livres de lait par tête et par jour, il fallait 882 livres de lait pour économiser 100 livres de grain.

Comme résultat d'expériences très approfondies entreprises à la station du Wisconsin, on a découvert que lorsqu'on donnait un repas d’une livre de maïs avec de 11 à 13 livres de lait écrémé mécaniquement, 327 livres de lait échémé économisaient 100 livres de la ration.

Lorsqu'on donnait un repas d’une livre de maïs avec 3 à 5 livres de lait écrémé mécaniquement, 446 livres de lait écrémé économisaient 100 livres de ration.

Lorsqu'on donnait un repas d’une livre de maïs avec 5 à 7 livres de lait écrémé mécaniquement, 572 livres de lait écrémé économisaient 100 livres de ration de maïs.

Lorsqu'on donnait un repas d’une livre de maïs avec de 7 à 9 livres de lait écrémé mécaniquement, 823 livres de lait écrémé économisaient 100 livres de maïs.

Moyenne de l’ensemble: 542 livres de lait écrémé sont équivalentes à 100 livres de maïs.

Torsque les grains mélangés valent $1 les cent livres, le lait écrémé donné quotidiennement par quantités suivantes, vaut par cent livres, comme suit :—

2 livres par jour.. .. .. .. .. .. .. .. 54 centins les 100 livres.

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Ces résultats se trouvent corroborés par les découvertes de Corne!l et par celles de la station de l'Utah. Les expérimentateurs danois ont trouvé également que le gain

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