LE CHESTER-WHITE
Le pore Chester-White est originaire du comté de Chester, Pennsylvanie, où la race prit naissance au commencement du dix-neuvième siècle. C'était un gros animal, blanc, massif, avec une tête volumineuse, des oreilles pendantes, une peau épaisse, une queue longue et lourde et des soies grossières. Deux beaux cochons blancs introduits dans
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l’année 1816 sur une ferme située près de Brandywine Creek, comté de Chester, furent le point de départ de l’amélioration de la race. Ces cochons provenaient de Bedfordshire, Angleterre. Les cultivateurs entreprenants du district mirent à profit le sang de qualité supérieure de ces animaux importés pour améliorer leurs pores. Le résultat de ce croisement fut tellement supérieur au type primitif que la plupart des meilleurs cultivateurs du district recherchèrent avidement le nouveau sang. L'amélioration obtenue étant fort encourageante, on persévéra dans la voie tracée par un système de sélection et d'élevage soigneux et systématique, dans le but de se procurer un animal mieux adapté aux besoins du marché. On dit que ce système d'amélioration persista jusqu’à ce que la race se fut acquise une réputation enviable sur une grande étendue de territoire. Mais la demande de sujets d'élevage ayant épuisé la réserve, des hommes peu scrupuleux profitèrent de cette circonstance pour faire un grand tort à la race naissante. Ils achetèrent des pores de toutes les formes et de toutes les descriptions qu’ils fournirent à l'étranger comme Chester-White. Le contre-coup fut grave, et la race reçut une condamnation non méritée. Mais, par suite de ces manœuvres, la demande ayant diminué dans de fortes proportions, les éleveurs du vrai Chester-White purent alors se remettre à l'amélioration de leurs troupeaux. Toutefois, bien que la qualité fut améliorée de façon sensible, nul effort n’avait encore été fait pour réduire la dimension. Les Chester-Whites furent done classés parmi les grandes races, jusqu’au moment où les éleveurs s’apereurent de l'avantage qu’il y aurait à adopter un type modèle vers lequel tendraient leurs efforts, et ils entrèrent dans cette voie au commencement du dernier quart du siècle dernier. Depuis lors les progrès ont été continus, et cette race est devenue l’une des plus populaires des Etats-Unis, grâce à sa précocité, et à son aptitude à l’engraissement. Quelques éleveurs canadiens ont cherché à développer chez les animaux de cette race, les qualités et la forme désirées par ies saleurs, et ils produisent maintenant un animal qui tient le milieu entre le type à bacon et le type à gros lard; mais le Chester-White élevé aux Etas-Unis est plutôt un animal des régions à blé d'Inde (maïs) qu’à bacon. Il s’accommode mieux du pâturage que la plupart des autres races. Il est modérément long, épais et profond, et de forme symétrique.
Fig. 15. Truie Chester-White,
La robe est blanche; les poils noirs ne sont pas admissibles. On voit parfois sur la peau des taches noires ou bleuâtres, mais les éleveurs s’efforçent de les éviter. Le poil est un peu ondulé et même frisé chez quelques sujets.
Les verrats en bon état pour l'exposition devraient peser 600 livres à l’âge de 2 ans, ci les truies du même âge et de la même condition, 500 livres. Les pores âgés de 7 mois, prêts à la vente, pèsent de 180 à 200 livres.
Le type modèle du Chester-White, adopté par les diverses sociétés d'enregistrement des Etats-Unis, est un animal avec le cou bien cintré, les épaules et le dos larges, — traits qui ne conviennent nullement pour la production du bacon. Pour l'élevage au Canada ce type devrait être modifié afin de se conformer aux exigences du commerce du bacon du moins dans la mesure compatible avec les caractéristiques naturelles 1: la race.