DEBOUCHES
Les principales contrées de production étaient, avant la guerre de 1914-1918, la plaine de Tarbes, les environs de Bagnères, de Lourdes, de Vic, la vallée d’Argelès. La jumenterie de ces contrées était nombreuse, belle et moins souvent livrée à la production mulassière que dans les autres départements. Elle était bien soignée et on ne lui demandait aucun travail pendant la gestation. jusqu’à l’âge de quatre ans, époque à laquelle ils étaient vendus à la remonte ou au commerce. Cependant, quelques propriétaires vendaient leurs poulains dans les premières années à des départements limitrophes. L
Les remontes achetaient dans la circonscription de Tarbes une grande quantité de chevaux qui servaient à la cavalerie légère. On les envoyait dans les régiments de chasseurs et de hussards et dans les $Sendarmeries de la région.
En 1911, 4.485 chevaux furent achetés dans la circonscription de Tarbes. Mais le dépôt de Tarbes n’avait pas de crédits suffisants : en effet, les chevaux qu’il refusait étaient vendus à des marchands à vil prix qui les revendaient avec bénéfice comme chevaux de dragons.ou de hussards dans les dépôts voisins de.Mérignac, Agen, Saint-Jean-d’Angély, Guéret, qui, eux, avaient des commandes et moins de chevaux.
En 1900, sur 487 chevaux entrés au dépôt de Mérignac, 392 venaient de la région pyrénéenne, de Pau et Tarbes ; sur 673 chevaux achetés à Agen, 478 venaient des Pyrénées. Au dépôt de Saint-Jean-d’Angély, sur 462 chevaux achetés; 99 sont nés dans les Pyrénées.
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Dans la circonscription de remonte qui nous occupe, sur 2.995 chevaux d’armes achetés en 1900, le haras de Tarbes en a fourni 1.025.
Pour remédier à cet état de choses on attribua une prime à l’éleveur qui avait fait naître le cheval acquis par la remonte.
On organisait de nombreux concours où l’on distribuait des primes aux poulinières ou aux chevaux euxmêmes.
Les meilleurs anglo-arabes de Tarbes étaient choisis comme améliorateurs des races chevalines du Midi.
Il se faisait un commerce intense des chevaux que la remonte avait laissés. Le nombre des foires aux chevaux dans les Hautes-Pyrénées, au début de ce siècle, peut en donner une idée. La foire de Rabastens du 22 janvier durait trois jours. Le 3 février et le 36 septembre on trouvait à Maubourguet des chevaux légers, des poulains et pouliches, des mules et des mulets. À Lourdes, le 22 avril, on vendait des chevaux légers durant trois jours; le 1” décembre des poulains et des mules. Le 11 juin on faisait commerce à Tarbes de notre demi-sans. La foire aux chevaux d’Arreau était fixée aussi au 11 juin. Celles de Bagnères se tenaient le mardi de la Pentecôte et le jour de la Saint-Martin, on y trouvait des demi-sané, des mules et mulets. À Castelnau- Magnoac, le 19 novembre, durant deux jours, et le 13 décembre, se faisait la vente des chevaux, poulains, pouliches, mules et mulets. La foire de Trie était fixée au 9 décembre.
Les marchands étaient nombreux. On achetait des chevaux de luxe estimés. On envoyait des poulains de