‹ L'élevage humainChapitre 12 sur 26 · SAISONS · texte numérisé non relu

SAISONS

par

kibogr.

pesant 60 kg.

pesant 70 kg.

pesant 80 kg.

; Saison chaude des

i paj's chauds . . .

l.SOO

1 Saison froide des

pa3's tempérés . .

Saison intermédiai-

re des pays tem-

pérés et été des

pajs froids. . . .

Saison froide des

pa)'s tempérés et

1 intermédiaire des

i pays froids . . . .

Saison froide des

pays froids . . . .

Tableau de M. le docteur Maurel indiquant la ration d'entretien 'en calories) pour les différents climats.

Au contraire, pour fournir un travail mécanique, il est nécessaire de recourir à une alimentation, non seulement ahondanle en principes gras et hydrocarbonés, mais riche aussi en viande. Un tel régime est seul capable de développer et d'entretenir l'énergie el la vigueur.

Les climats et les saisons nous imposent des habitudes alimentaires variables. Tandis que la quantité de calorique fournie par les aliments à un adulte moyennement vêtu, doit s'élever de 1.800 à 2.000 calories en été, cette quantité atteint 3.500 et 3.800 en hiver. Le docteur Maurel, qui a spécialement étudié l'influence des climats et des saisons sur les dépenses de l'organisme humain, est arrivé aux conclusions suivantes:

La ration d'entretien^ dans les pays intertropicaux est d'environ les cinq sixièmes de celle des climats tempérés.

Les corps gras ne doivent pas atteindre par jour 1 gramme par kilogramme de poids du corps dans les climats chauds.

Les sucres et les corps amylacés seront augmentés de 3 à 4 grammes dans les mêmes climats.

L'alcool, y compris celui des boissons telles que le vin, le cidre, la bière, ne doit pas dépasser 40 à 50 grammes par jour.

Au cours de son voyage sur La Sémiramis, Lapicque a évalué la nourriture quotidienne des Abyssins de Ghinder à 50 grammes d'albuminoïdes, 30 grammes de graisse et 360 grammes de substances amylacées ou sucrées, ce qui fournit 1.950 calories brutes et 1.823 utilisables. Dans la région basse de l'Abyssinie, à Massaouah, la ration d'entretien des hommes au travail s'élevait à 1.700 calories. A Singapour, celle des domestiques et des pagayeurs javanais atteignait 1.650 calories. Chez ces derniers, la quantité d'albuminoïdes de leur ration ne dépassait pas un gramme par kilogranune de poids corporel ; celle des subs-

tances ternaires répondait à 4 gr. 5 quand il ne travaillaient pas et à 6 ou 7 grammes quand ils travaillaient.

Le docteur Weisgerber a estimé à 2.017 calories la ration quotidienne des coolies japonais emploj'és à charger du charbon dans un port d'Extrême-Orient, tandis que le manœuvre de nos ports de l'Atlantique a besoin d'absorber pour un travail identique une quantité d'aliments susceptible de fournir près de 4.000 calories.

Pour résister au refroidissement, l'homme recherche d'instinct les aliments ternaires, notamment les graisses et l'alcool lui-même. L'huile de poisson est copieusement consommée par les Esquimaux et les Groënlandais. Par contre, dans les régions tropicales, les graisses, ces grandes productrices de chaleur, n'entrent que pour une part très minime dans la ration journalière; les infusions aromatiques et l'eau sucrée ou acidulée remplacent les liqueurs alcooliques.

Il nous faut noter aussi les modifications importantes apportées dans l'alimentation par l'âge et le sexe. L'enfant qui est asservi à un fonctionnement organique et à un travail de désassimilation plus actif que l'adulte a besoin, à poids égal, de plus d'air, de plus d'albuminoïdes, de plus de graisses. Son alimentation sera donc tout à la fois intensive et spécialisée. Je me suis déjà expliqué sur le régime du nouveau-né. Le seul qui lui convienne dans tous les cas est l'allaitement maternel. Si le lait de femme fait défaut, on recourra au lait d'ânesse, de jument ou de vache recueilli aseptiquement el stérilisé à 100°, au

IDÉES GÉNÉRALES SUR l' ALIMENTATION 135

bain-marie, pendant dix minutes, dans des flacons qui contiendront chacun le volume d'une tétée, soit 100 à 200 cent, cubes. Au début, le lait de provenance animale sera coupé d'eau qu'on stérilisera en même temps que lui. M. le docteur Variot, si compétent dans les questions d'élevage infantile, a étaJbli les quantités de lait de vache stérilisé nécessaires pour l'alimentation de l'enfant pendant les douze premiers mois:

Page 1