‹ L'élevage humainChapitre 14 sur 26 · CARBONE · texte numérisé non relu

CARBONE

CALCUL en

CALORIBS

Tableau de M. A. Gautier.

Tous les albiuTiinoïdes ne doivent pas être puisés dans la chair musculaire. De 6 à 10 ans, les aliments végétaux en fourniront 40 grammes et la viande seulement 15 grammes; de 10 à 13 ans les all)umines végétales consommées s'élèveront à 45 grammes; les "albumines d'origine animale atteindront 20 grammes: enfin, de 11 à 15 ans, les premières fourniront 50 grammes et les secondes 25 grammes. Ce qui revient à dire que de 6 à 10 ans, l'enfant consommera par jour 70 grammes de chair musculaire qui correspondent à 15 gram-

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mes d'albumine; de 10 à 12 ans, 100 grammes qui correspondent à 20 grammes d'albumine; de 12 à lo ans, 135 grammes qui correspondent à 2o grammes d'albumine. Au surplus, les sels de potasse et de chaux, le phosphore minéral et organique qui sont indispensables à l'accroissement des tissus vivants, devront être fournis en quantités notables par le pain, les farines de céréales, le lait, les cerv^elles, le poisson, les légumes secs et le bouillon.

La période de l'adolescence est caractérisée par une énorme dépense organique. A cette époque de la vie, les besoins de la nutrition sont exceptionnels. Un jeune homme doit pouvoir pleinement et sainement satisfaire son appétit. Toutefois, il fera un usage extrêmement restreint du vin, des épiées et surtout des liqueurs et eaux-devie. D'après le docteur Maurel, une alimentation à prédominance végétalionne, serait, après la puberté, une garantie de chasteté.

Les chiffres précédents sont des points de repère qui fixent théoriquement la ration moyenne, dans des proportions physiologiques. Ils ne sont pas immuables. Tous les sujets ne se ressemblent pas et l'appétit de l'un est souvent fort différent de celui de l'autre.

Il me faut enfin dire un mot des besoins alimentaires des vieillards. Ici encore, les indications ne peuvent être qu'arbitraires; les cas particuliers imposent de grandes réserves. Le repas du soir est souvent mal supporté par les personnes âgées ; il sera donc très léger. Les raisons qui nous faisaient condamner le repas de midi ne sont plus

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valables au déclin de la vie et il y a des avan- t tages à ce que le vieillard fasse son principal l pepas au milieu du jour. Après la cinquantaine, { la femme qui n'a plus à subir la déperdition mensuelle, réduira légèrement son alimentation. Beaucoup de médecins conseillent à leurs clients âgés la pratique du goûter, de façon à réduire l'importance du repas du soir, cause fréquente des nuits agitées.

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