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CHAPITRE XI

Gravité de la déperdition de calorique. — Rôles des tissus protecteurs. — Forme des vêtements. — Le vêtement féminin. — Les méfaits du corset. — Les extravagances de la mode et le sentiment du beau.

Le vêlement est depuis longteoiips devenu pour l'honmie une nécessité, au même titre que le manger, le boire et le dormir. S'il est vrai qu'il satisfasse, d'une manière générale, à un besoin réel, il n'est pas douteux qu'il représente quelquefois l'objet par lequel la plus outraneière fantaisie se donne carrière.

On sait toute la gravité de la perte de chaleur par la peau nue. Les animaux rasés ou enduits d'un vernis meurent de froid. Les moutons tondus, tout en mangeant autant que ceux qui ont conservé leur toison, maigrissent, parce qu'ils emploient à faire de la chaleur la substance qu'ils eussent convertie en chair et en graisse.

Si l'air qui nous entoure était immobile, nous n'aurions pas besoin de vêtements, car il est le plus mauvais conducteur de calorique connu. Il nous protégerait contre la déperdition de chaleur,

mais un mouvement incessant de l'air se produit autour de nous et la température même de notre corps détermine des courants tout autour de lui. Les vêtements que nous superposons sur nos épaules ont pour résultat principal de fixer l'air entre eux ou dans les mailles des étoffes qui les constituent et d'en faire une enveloppe conservatrice de la chaleur. Les tissus épais et les fourrures, emprisonnent entre leurs fibres et leurs poils une notable quantité d'air. Les filaments de laine, par leur élasticité, fournissent des tissus qui s'aplatissent peu. conservent, par conséquent, leur épaisseur et sont chauds.

Tous les tissus ne s'acquittent pas également de leur double rôle de nous protéger contre le froid et contre le chaud. Il y a longtemps que les physiologistes ont démontré qu'un corps chaud subissait un refroidissement plus rapide lorsqu'il était entouré de toile que lorsqu'il était entouré de drap. Par contre, la rapidité de son refroidissement ne se trouvait pas sensiblement modifiée, qu'il fût nu ou revêtu d'une étoffe de coton.

Les notions précédentes nous expliquent la nécessité de porter dans les pays froids des vêtements épais ou fourrés, fermés ou superposés, et dans les pays chauds des vêtements minces, peu ajustés et n'emprisonnant pas un matelas d'air autour du corps.

Il faut enfin savoir qu'une étoffe a un pouvoir d'absorption de la chaleur variable suivant sa couleur. Les tissus noirs sont ceux qui absorbent le plus de calorique et les tissus blancs ceux qui en absorbent le moins. On peut aisé-

nient vérifier le fait en exposant au soleil, pendant le même laps de temps, deux thermomètres, l'un revêtu d'une gaine d'ouate noire, l'autre d'une gaine d'ouale blanche. On constatera que le thermomètre habillé de noir enregistre une température de 10° environ plus élevée que celle indiquée par l'autre thermomètre.

Les tissus de coton, agréables pendant la chaleur du jour, en été, deviennent froids après le crépuscule, parce qu'ils évaporent très activement la sueur qui les a pénétrés. La flanelle et ses dérivés, qui n'abandonnent que très lentement, et par suite sans grand refroidissement, la sueur absorbée, représentent, au contraire, les tissus de l'été et des pays chauds. Dans les pays tempérés, elle ne doit être qu'une concession aux organismes délicats. Les indigènes du nord de l'Afrique portent le burnous de laine toute l'année.

Le linge de chanvre et de lin sera appliqué aux besoins de toilette, de la table et de la cuisine, à cause de la rapidité avec laquelle ces tissus arrivent à siccité. La toile de coton a, au contraire, les qualités qui conviennent au linge de corps.

La forme flottante des vêtements antiques favorisait une large ventilation du corps. Aujourd'hui, ce ne sont que ligatures, constrictions et fermetures hermétiques. L'atmosphère confinée en contact avec la peau, ne se renouvelle complètement qu'au moment de l'abandon, une fois par jour, du vêtement diurne, pour en prendre un autre pendant la durée de la nuit. C'est une ventilation trop rare.

Il serait téméraire de combattre les formes des

vêtements qui sont imposées par le climat, les ressources du pays et les habitudes nationales. Mais les couturiers et les tailleurs, qui nous étranglent, compromettent la libre circulation du sang, limitent nos mouvements et provoquent des déformations de la taille et des metmbres, sont de réels coupables. Il en est de même des cordonniers qui torturent les pieds de leurs clients.

L'hygiène ne se désintéresse pas du culte du beau, mais elle déplore que la femme, gardienne naturelle de l'art dans le costume, soit devenue l'esclave du couturier et de la modiste. Ces ennemis ont le talent de faire excentrique et cher. La mode, qui varie sans cesse, est certaine d'être grotesque de temps en temps. Ses changements rapides sont la caractéristique du luxe moderne.

Quant au costume masculin, il a l'avantage d'être fixé à l'habit noir, à la redingote, à la jaquette et au démocratique veston. Les tailleurs en varient de temps en temps la coupe dans leur intérêt, mais le costume n'y gagne rien.

Le chapeau n'a de raison d'être que dans les pays de soleil, comme le bonnet de fourrure est de mise dans les régions circumpolaires. Une coiffure lourde, imperméable, retient la sueur, macère les cheveux et en détermine la chute.

La coiffure des femmes n'est que parure et prétexte à fleurs, à plumes et à rubans.

Le cou doit rester nu pour que soit assurée la liberté de la circulation dans les gros vaisseaux. Les habitués du cache-nez et les ferventes du boa sont les candidats tout désignés aux angines et aux laryngites.

Le rôle sanitaire du vêlement est la dernière préoccupation qui vienne à l'esprit de nos compagnes. La mise féminine n'est même pas toujours inspirée par la coquetterie, mais par un implacable tyran, qui s'appelle la mode. « La mode, écri- « vait le délicat caricaturiste Sem, est devenue « une lourde divinité tyrannique et vorace, une « idole difforme aux cent bras, aux yeux de folle, « agitée de mouvements fiévreux, changeant à « chaque instant de couleur et de forme, comme « un monstrueux vibrion. Depuis quelques an- « nées, en effet, l'ardeur désordonnée des femmes « pour la toilette et leur boulimie de nouveauté « atteignent la frénésie et ont presque les appa- « rences de l'hystérie. »

Les robes pourraient être le sujet de considérations fort étendues. Passons. Retenons seulement qu'elles ont l'inconvénient d'être infiniment légères l'hiver et de mal protéger contre le froid. Il est vrai que les élégantes peuvent impunément se promener nues ou presque. Elles ont pour cela des grâces d'état. Mais il est une machine à créer d'artificielles formes que l'hygiéniste ne peut passer sous silence. Je veux parler du corset. A force de dénoncer les méfaits de ce dangereux engin, les médecins ont fini par obtenir des corsetières qu'elles lui donnent des formes moins meurtrières. Abandonné à ses hardiesses, il prétend amincir la taille, effacer le ventre, faire saillir les hanches et <( avantager » le haut de la poitrine, dispositions qui passent, à tort ou à raison, pour autant de perfections.

Il n'est pas sans inconvénients de supprimer le

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libre jeu du diaphragme, de rassembler les seins de vive force sur la ligne médiane et sous le menton, enlîn d'aplatir le ventre au prix du refoulement des viscères qu'il contient. La base des poumons est paralysée par le corset qui favorise ainsi l'implantation du germe tuberculeux dans ces organes. La circulation veineuse étant troublée par une compression générale, le cœur gauche est dans l'obligation d'accomplir des efforts inusités. Il se dilate le premier, et le cœur droit, à son tour, est bientôt surchargé. Le corset disloque verticalement l'estomac et coude le duodénum, provoquant par ce double mécanisme des troubles dyspeptiques graves. Il abaisse le foie, déplace le rein droit et comprime fâcheusement les organes génitaux. C'en est trop. Ce qu'il faut, c'est une ceinture qui ne comprime, ni ne refoule rien et ne serve qu'à fixer les agrafes des jupons et des jarretelles. Il n'est guère possible d'accorder moins.

Il importe beaucoup que la chaussure soit bien faite. Les cordonniers ne doivent, en aucune manière, nous imposer leur façon de voir, ni faire des souliers comm.e il leur semble bon. Ce n'est pas le pied qui doit s'adapter à la chaussure, ni celle-ci à la mode. Il est bien regrettable de vo4r nos femmes être obligées de marcher sur la pointe des pieds et de déplacer tout l'aplomb du corps, parce que les bottiers ne leur vendent plus que des chaussures à talons hauts. Je ne parle pas des doigts de pied atrophiés, serrés les uns contre les autres et amenés par cette compression à une forme prismatique, des orteils recourbés, se lo-

géant où ils peuvent, déviés et chevauchant les uns sur les autres, des muscles atrophiés par suite de l'immobilité à laquelle ils sont condamnés, des articulations ankylosées, des callosités surmontant toutes les saillies, des ongles incarnés inévitables, de la démarche gênée et disgracieuse, de la prédisposition aux écorchures, aux ampoules, aux engelures et aux localisations de la goutte, de la douleur, de la fatigue et de la mauvaise humeur.

A juger du goût ou de la fureur des hommes, et surtout des femmes, pour se contrefaire et se défigurer, on croirait volor tiers que nous sommes tous mécontents des proportions de notre corps et de nos membres. Les modifications que l'influence de la mode, de l'habitude, de l'exemple ou d'un sentiment erroné du beau nous a inspirées, sont bien singulières. Ce n'est pas d'hier que les formes normales de l'humanité sont artificiellement modifiées: nos ancêtres connaissaient les fards et les cosmétiques, qui donnent à la peau des couleurs qu'elle n'a pas; les contemporaines de Phidias s'épilaient, afin d'être plus semblables à des statues; les anciens Gaulois se teignaient les cheveux en rouge, les Germains en blond, les juives et les courtisanes romaines en jaune; nos élégantes portent des perruques bleues, vertes ou blanches. L'emploi des perruques, aussi majestueuses et poudrées qii'incomniodes, s'était généralisé en France pendant deux siècles; il renaît. Les souliers pointus eonmie un bec de poule (souliers à

la poulaine) ont torturé les petits pieds de nos grand'mères; les vertiigadins, encore plus monstrueux que les crinolines, ont peuplé les promenades et les rues de nos villes. Il n'est pas d'extravagances qui n'aient été faites pour rompre l'harmonie du corps. « Qui n'a ouï parler à Paris, écrit « notre Montaigne, de celle qui se fit écorclier « pour seulement en acquérir le teint plus frais « d'une nouvelle peau? Il y en a qui se sont fait « arracher des dents vives et saines pour en îot- « mer la voix plus molle et plus grasse, ou pour « les ranger en meilleur ordre. Combien d'exem- « pies de mépris de la douleur avons-nous de ce « genre? Que ne j)euvent-elles? Que craignent- « elles pour peu qu'il y ait d'agencement à espérer « en leur beauté? J'en ai vu engloutir du sable, « de la cendre, et se travailler à point nommé « de ruiner leur estomac pour acquérir les pâles « couleurs. Pour faire un corps bien espagnole, « quelle géhenne ne souffrent-elles? Guindées et « sanglées, avec de grosses coches sur les costés, « jusqu'à la chair vive? Oui, quelquefois à en « mourir. Gela ay-je veu souvent et sans enchan- « tement. » (Liv. I, chap. XL.)

Les nègres de Sierra-Léone, les femmes de l'île Nicobar, les Brésilieimes, les anciennes Moscovites, et quelques Japonaises, s'arrachent les cils et les sourcils. Les Papous se percent les joues, les lèvres, la cloison du nez, diminuent ou exagèrent la longueur de leur cou, allongent démesurément les lobes de leurs oreilles, s'arrachent ou s'effilent les dents, se déchiquètent la peau, se diaprent de ciselures, se fichent de longues aiguilles ou de

belles plumes dans les fesses, se livrent, en un mot, à mille extravagances incompréhensibles.

Si surprenantes que puissent paraître de telles coutumes, on ne peut admettre qu'elles ne soient fondées sur rien. Chaque mutilation, chaque déformation doit nécessairement avoir son mobile. Mais quel est-il? Le sentiment du beau. Les hommes se tatouent, certains autres se fendent les lèvres, les oreilles, se dépilent absolument tout le corps dans la seule pensée qu'ils sont beaux ainsi et qu'ils seraient laids s'ils ne modifiaient pas les formes que la nature leur a données. Tant il est \Tai que l'idi'e du beau varie suivant l'éducation, l'habitude, în constitution, le moral, et que le prototype de la î)cauté n'existe pas. « Nous en « fantasions les formes à nostre appétit. »

Chaque peuple et chaque siècle se forment des opinions diverses sur la beauté. Les Grecs et les Romains aimaient dans leurs femmes de petits fronts et des sourcils qui se joignent; les Espagnols préfèrent un front découvert et des sourcils écartés; les Mexicains recherchent des têtes aplaties, et d'aulr&s races, des têtes en pain de sucre. La physiologie, le bon sens, la raison auront beau dire que, plus une créature est formée et développée dans toute sa naïveté naturelle, plus elle est belle et digne de noire admiration, l'homme obéira toujours aux préjugés, à la mode, et il se défigurera.

« L'honmie est un subject merveilleusement « vain, divers et ondoyant, il est malaisé d'y fon- « der jugement constant et uniforme... C'est, à « la vérité, une violente et traistresse maistresse

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« d'école que la cous! urne. Elle établit en nous, « peu à peu, à la dérobée, le pied de son authorité; « mais par ce doux et humble commencement, u l'ayant rassis et planté avec l'ayde du temps, elle « nous découvre bicntost un furieux et tyrannique <( visage contre lequel nous n'avons plus la liberté « de hausser seulement les yeux. Nous luy voyons « forcer tous les coups les règles de la nature. »

Il serait impossible de passer en revue toutes les mutilations: la matière est inépuisable et les relations des voyageurs sont pleines de ces coutumes qui étonnent et qui épouvantent, quoique, à vrai dire, « chacun appelle barbare ce qui n'est pas de son visage v.. Je me bornerai seulement à rapporter une série d'exemples suggestifs qui donneront une idée du concept esthétique de certains peuples.

Les Zélandais se font sur le corps des sillons larges et profonds dont la confection doit être extrêmement douloureuse. Les habitants du royaume de Carnate vont en pèlerinage dans une pagode deux fois sacrée où se trouve toujours un fer rouge qui représente les trois premières divinités du pays. Moyennant quelques pièces d'argent données aux prêtres, on se fait appliquer ce fer chaud sur l'épaule, et alors on est chéri des* dieux.

Il est une partie du corps qui dut s'offrir d'abord à l'homme lorsqu'il s'avisa de se faire des blessures pour se parer: c'est l'oreille. Elle est détachée de la tête, mince et facile à percer. Presque tous les sauvages se trouent les leurs. Les Américains ont toujours eu un faible pour les longues oreilles; les Péruviens se les étiraient jus-

qu'aux épaules, de sorte que les compagnons de Christophe Colomb les appelèrent d'abord les orej'Oncs (les oreillards). Ce goût se retrouve au Siam, chez d'autres asiatiques, chez les Zélandais, chez les Mongols, et enfin chez les Malabares, dont l'ouverture faite au travers du lobe des oreilles est si grande que le poing y entrerait facilement.

La manie des hochets n'a pas de limites. Livingstone, en vivant au milieu des Cafres du Zambèze, a vu des chefs affublés d'un très grand nombre d'anneaux de cuivre aux chevilles, et d'une telle dimension qu'il leur était très difficile de marcher, et qu'ils ne pouvaient le faire qu'en écartant les jambes. L'illustre voyageur ne put s'empêcher de rire en apercevant un jeune Cafre de basse condition se dandiner pour imiter son souverain, et marquer ainsi le plaisir qu'il éprouverait si ses chevilles étaient chargées de la même quincaillerie.

Un ornement au bout du nez nous paraîtrait incommode, mais les Péruviennes y placent un anneau dont la grosseur est proportionnée au rang social de leur mari.

Nous jugeons que la forme de nos dents est parfaitement appropriée à leur rôle, mais les habitants de Batavia ne sont pas de cet a\is: ils usent avec une pierre à aiguiser l'extrémité de leurs dents pour les rendre plus égales et plus polies, et ils font ensuite sur celles de la mâchoire inférieure un sillon parallèle aux gencives; la profondeur de ce sillon est au moins égale au (juart de l'épaisseur de la dent,

Los habitants de la Nouvelle-Hollande s'arra-

client les incisives, et taillent les autres en pointe avec tant de subtilité qu'on pourrait se méprendre sur le nombre des canines si l'on n'en était auparavant instruit. Peut-être est-ce cette bizarrerie qui a donné naissance à la fable des nègres à physionomie de tigre dont Roemer fait mention. N'estce pas elle encore qui a fait dire que ces mêmes nègres étaient anthropophages, précisément parce que la nature leur avait donné l'armature dentaire des carnassiers?

L'usage de se couper un doigt ou un fragment de doigt, à la mort d'un époux, d'une épouse ou d'un parent, est encore très répandu chez certaines peuplades océaniennes.

Enfin, certaines mutilations d'un ordre spécial que l'on pratique tous les jours sur les animaux dans un but d'élevage et de domesticité, sont encore utilisées par l'homme en pays musulman. Y a-t-il, en fait, rien de plus étonnant qu'une coutume qui consiste à priver un être humain de la faculté de se reproduire et qui le met dans l'impossibilité d'obéir au vœu le plus ardent et le plus légitime de la nature?

Se rapprochant de celle-ci. il en existe une autre qui est une opération d'initiation religieuse chez les Israélites. Et, à ce propos, .qu'on me permette, en terminant, de rappeler un détail historique dont on doit la divulgation à Léonard, le coiffeur en titre de la reine Marie-Antoinette.

Peu s'en est fallu que Louis XVI ne subisse la circoncision; voici comment. Lorsque la comtesse d'Artois, femme de celui qui devait plus tard être Charles X. eut donné le jour au duc d'Angouleme.

il se trouva tout naturellement que l'Altesse en maillot était l'hérilier présomptif de la couronne de France, puisque, malgré un mariage datant de cinq ans, Marie-Antoinette était restée stérile. Cela ne faisait pas l'affaire de Louis XVI qui, obsédé par cette idée, se hâta de consulter Louis, son premier chirurgien et de l'interroger sur la cause qui pouvait empêcher la reine de devenir mère. Il paraît que la faute n'était pas à l'épouse, mais bien au mari, dont le prépuce, démesurément long, pouvait s'opposer à l'admission féconde de l'apport royal.

Sur les observations de l'homme de l'art, Louis XVI ne fut pas éloigné de se faire circoncire. On prit jour pour l'opération. Tout était préparé, les aides du chirurgien avaient disposé sur un plat d'argent les instruments nécessaires. Le roi arrive, aperçoit le rébarbatif arsenal, se sauve et court à la chasse. Cette circonstance n'empêcha point d'ailleurs un dauphin de naître... Ce qui prouve, surabondamment, que nos intentions ou nos actes ne changent rien au cours normal de l'histoire.

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