EPINAY
joiird'hui en décroissance, on constate que sur 100 décès dus à toutes causes, la proportion de ceux causés par la tuberculose a augmenté régulièrement. Elle est passée de 20 à 25 pour 100. En 1880, il mourait hebdomadairement à Paris 1.071 personnes. En 1913, on ne compte plus que 8o5 décès. Mais en 1913, comme en 1880, il meurt, toujours par semaine, 200 à 220 tuberculeux. Ainsi la tuberculose en est au même point à trentetrois ans de distance.
Décès par toutes tuberculoSBS (phti-
Décès
Sur 100 décès dus à toutes
Années.
sip, ménin-
par
causes.
gites et autres tuberculoses.)
toutes causes.
morts par tuberculose, i
Tableau du Docteur Dieupart.
Voici un tableau que j'emprunte à un travail du docteur Dieupart. Il montre bien, pour dix-huit années, la progression régulière de la tuberculose. Ces chiffres ne comprennent que les domiciliés à Paris.
S'il était vrai que la tuberculose fût réellement en diminution, nous aurions dû avoir, en 1913 seulement, en\iron 9.000 décès causés par elle et non 11.119. Encore, à ce taux, ne serait-elle que stalionnaire.
Il n'existe pas de maladie plus meurtrière que celle-là. Aucune na jamais fauché l'humanité avec autant de continuité. Les grandes épidémies enregistrées dans l'bistoire ont entraîné parfois une mortalité énorme. Mais elles étaient de courte durée. La phtisie est, au contraire, annuelle avec des exacerbations périodiques au cours de l'hiver et au début du printemps. Jointe aux autres maladies respiratoires, elle entraîne près de 40 pour 100 de la totalité des décès.
Il est prématuré de parler de la diminution de la tuberculose.