ARMÉE RÉPUBLICAINE, GENERAL EN CHEF
Au chef d'état-major du corps expéditionnaire français.
J"ai l'honneur de vous faire remettre par M. Ch. Thielele sabre porté par M. le commandant Testard, tué au combat de Miahuatlan.
Je serais heureux, M. le colonel, que cette arme fût remise à la famille, et ce sera pour elle une preuve de l'estime que, quoique ennemis, nous avions pour M. Testard, dont nous avons admiré le courage et l'abnégation sur ce champ de bataille qui lui a été si funeste.
Oajaca, le 29 décembre 1866.
Le chef d'état-major général de la ligne d'Orient,
ESPINOS.A..
L'heure était arrivée, pour les Autrichiens, de quitter le sol mexicain qu'ils avaient arrosé de leur sang. Ils curent devoir, avant de se retirer, adresser un adieu à des compa-
gnons d'armes qui n'avaient pu oublier leur héroïque défense dans les plaines de la Lombardie, Ils avaient aussi chèrement payé l'honneur de défendre le trône d'un prince issu de leur patrie.
Orizaba, le 27 janvier 1867.
Monsieur le maréchal de France,
Au moment où nous allons bientôt quitter le Mexique pour rentrer en Autriche, j'ai l'honneur de vous exprimer toute notre reconnaissance pour la bienveillante protection de Votre Excellence, sans laquelle le sort du corps autrichien serait devenu bien triste.
Ce sera pour nous, à jamais, un glorieux souvenir d'avoir combattu sous les ordres de Votre Excellence et à côté du corps expéditionnaire français.
Dieu le veuille, qu'il arrive une époque où il nous sera permis de donner des preuves de notre dévouement pour Votre Excellence, et de notre reconnaissance envers la France, qui nous a protégés au Mexique et nous a comblés de bienfaits. Pour le corps autrichien,
Le lieutenant-colonel,