SCÈNE II
Les Mêmes, HORTENSE, GUSTAVE.
HOUTENSE.
Je vous le ré[)ète, il faut enfin que je sache qui vous êtes. A Paris, vous passiez pour avocat., vous ne vous faites Cdnnaî rc ici que sous le nom de Gustave. . . Je m en rapporîe à ma taule: puis je recevoir plus long-lems vos soins, SI vous ne ni expliquez pas tout ce mystère.^
CLARISSE
Monsieur, je ne puis qu'approuver ma nièce.
BONML.
Eh quoi! niademoiselle , vous blâmez le mystère, l'âme de lous les romans, le nœud essentiel et indispensable de touleb les intrigues i'
TLA RISSE.
Oui , le myslère a bien ses charmes! mais cependant il sérail teins , monsieur, de nous apprendre...
GUSTAVE
Eh bien! puisqu'il faut tout vous avouer, je suis. . . Iroisième clerc chez un huissier <1e P.iris. . . je vous al vue k voire dernier voyage. . . L'élude, l'école de droit, les dîners au cachet, tous les plaisirs, je les ai qailiés [)Our vous suivre. M. Droguel cherchait alors un secré;aire , je me présentai , il m'accepta. Je parvins a gagner sa confiance. . .
TOUS
Et?...
Et. . . j'en suis là.
GUSTAVE
HORTE^SSE.
Mais pourquoi vous ca«.hor .'*
GUSTAVE
Ah! je vais vous dire. . . c'est que j'ai un parrain, un protecteur, qui ne sait pas où je sui>... et moi qui ne savais pas ou !< éiali, ie Ini lr(»uvé ici . - ■ qu'il vous suihsc maintenant de savoir ([ue mou nom et ma lortune me rendent digne de vous.
BOÎiFiL.
Ces tli'res ont peu de prix aux yeux de M. Droguet... flations s.'Mi ambition , «M reuiiiss^uis-nous pour le torcer k faire notre honîieur. . Quant à mol, qu'il y prenne garde! qu jl craigue de me blesser dans mon amour!. . .
Air : Fragment du quatuor de l'Irato.
Avant de nous quitter, jurons...!
J urez-iuoi !