‹ L'élimination du brome de l'organisme humainChapitre 9 sur 50 · RARES · texte numérisé non relu

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faisant tourner la capsule sur son axe de temps en temps, de manière à présenter chacune de ses parties aux régions les plus chaudes du four. La masse saline n’est cependant jamais parfaitement blanche, mais reste poreuse ; elle est facilement soluble dans l’eau distillée bouillante dont on fait intervenir 50 à 100 centimètres cubes environ.

On filtre la solution en évitant qu’elle se refroidisse au-dessous de 50° pour éviter la cristallisation du carbonate de sodium ; on recueille dans un vase à précipiter de 500 centimètres cubes ; elle renferme les halogènes à l’état de sels alcalins à côté de nitrate, de nitrite et de carbonate de sodium.

b) Sang. — Nous opérions primitivement sur le sang desséché à l’étuve, mais en raison de la durée et des difficultés opératoires, nous avons pratiqué ainsi : une ponction veineuse recueille dans une seringue graduée une quantité précise de sang de 5 à 30 cm* selon les cas. Le contenu de la seringue est versé dans une capsule d’argent contenant les proportions suivantes de sels alcalins : 8 grammes de nitrate de potassium et 17 grammes de carbonate de sodium anhydre pour 5 centimètres cubes de sang. On incorpore la poudre au sang et on rend très homogène la masse pâteuse qui, à la fin de l’opération, devient pulvérulente. On la porte directement au four à moufle. Les précautions concernant la température du moufle doivent être strictement observées. La masse se boursoufle puis devient poreuse ; lorsqu’elle est blanc jaunâtre ou rosée, l’opération est terminée. La solubilité dans l’eau distillée bouillante est très grande. La quantité d’eau qui doit intervenir est en rapport avec la quantité de la prise d’essai. Nous utilisons pour la recueillir un vase à précipiter de 800 à 1.000 cms.

c) Fèces. — Les matières fécales sont isolées, puis placées à l’étuve, rassemblées durant un certain nombre de jours ; leur poids est noté, puis on les pulvérise au mortier. On prélève alors une prise d’essai d’au moins 15 grammes, on l’incorpore à la poudre alcaline dans les proportions suivantes : 75 g. de nitrate de potassium et 120 g. de carbonate de sodium sec. Lorsque la poudre est très fine, elle est versée dans une capsule d’argent, on broie alors dans le mortier utilisé au cours de l’opération précédente 10 g. du même carbonate de sodium réservé afin d'entraîner toutes particules organiques ou autres, et l’on dispose cette poudre en couche légère à la surface du contenu de la capsule. La capsule est portée au four à moufle.

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La masse saline se boursouffle peu, elle ne devient jamais très blanche et reste jaunâtre dans le cas d’une alimentation normale chlorurée, mais est parfaitement blanche dans le cas d’une alimentation lactée. Sa solubilité dans l’eau distillée bouillante est grande mais en raison de l’état colloïdal la filtration est très lente : nous opérons alors à la trompe à vide et recueillons ensuite dans des vases à précipiter de 1000 cm. Nous reviendrons ultérieurement sur certaines difficultés opératoires.

d) Liquide gastrique. — On opère de la même façon que pour l’urine. Immédiatement après le tubage gastrique, on additionne le liquide retiré de sels alcalins dans les proportions suivantes : pour une prise de 200 cm’, on prend 15 g. de nitrate de potassium et 35 g. de carbonate de sodium sec.

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