AVANT-PROPOS III
On ignore l'époque de son décès; mais en lôSy l'abbé de Marolles le signale dans ses Mémoires comme n'existant plus. Ce fut sans doute à la demande de quelque libraire, désireux de publier un ouvrage d'un débit facile, qu'il rédigea le recueil auquel il donna pour titre : Les Contes aux heures perdues^ ou leKecueil de tous les bons niois, reparties, équivoques, brocards, simplicités, naïvetés, gasconnadeset autres contes facétieux non encore imprimés. C'était s'avancer un peu trop, car une certaine quantité decesfcons mots, reparties, etc., se trouvaient déjà dans le Moyen de parvenir et dans d'autres collections, telles que le Tombeau de la mélancholie et le Facétieux Kéveilmaiin des esprits mélancholiqucs, 1643. Les Facéties de Pogge, les Facéties et Motz subtilz (traduits de l'italien de L, Domenichi et souvent réimprimés à partir de 1548], avaient également servi de modèle à d'Ouville qui se gardait bien de faire de longs récits; il tenait à ce que ses lecteurs arrivassent rapidement au but.
La première édition que signale l'oracle des bibliographes, M. J.-Ch. Brunet, dans le Manuel du Libraire (cinquième édition, t. III, col. 263), est celle de Paris, Toussaint Quinet, 1644, 2 vol. in-8o; il en avait paru un dès 1 641 ; il existe une réimpression d'Amsterdam, ijSi; sans parler de celle de Koucn, 1680, de Lyon, sans date, de La Haye, lyoS, qui portait le titre d'Elite des Contes du sieur d'Ouville.
Ces mêmes anecdotes, rangées dans un ordre différent, augmentées de traits empruntés à d'autres auteurs et offrant aussi des suppressions, ont été publiées sous le titre de Kécréations françaises, Kouen, i663, en Utopie (Hollande), 1681, ou sous celui de Nouveaux Contes à rire, Paris, i6y8 et 1692, Amsterdam, 1690, Cologne (Hollande), 1702, Cologne (chez Roger Bontempsi, Hollande),