AVANT-PROPOS VII
tilsj 1664; [es Agréables Divertissements français, 1654; Koger Bontenips en belle humeur; VEnfant sans souci, 1682, et bien d'autres volumes ejusdem farinse, qui ne sortaient guère de la catégorie des livres de colportage et qui sont aujourd'hui l'objet des convoitises des bibliophiles; on les recouvre de maroquin, et, dans les ventes publiques, ils atteignent des prix souvent fort élevés.
Il serait sans doute inutile de se livrer à un long exposé des sources et des imitations des contes qu'a recueillis d'Ouville;ce travail a été entrepris pour des productions plus importantes, notamment pour les Cent Nouvelles nouvelles. (Voir l'édition de M. Le Roux de Lincy.)
Ici ce serait superflu. Accompagner d'un long commentaire les gaietés du compilateur normand, ce serait lui faire trop d'honneur; toutefois, nous demandons la permission de placer à la suite de ces récits quelques notes que nous a suggérées la lecture de ces anecdotes, notes sans prétention et que nous n'avons voulu faire ni trop nombreuses ni trop étendues.
Nous aimons à croire que le public auquel nous nous adressons pensera, comme nous, que d'Ouville (ou si l'on aime mieux Boisrobert) ne pouvait être oublié dans une collection où nous reproduisons les principaux conteurs en prose, les novellieri français; les éditions anciennes laissent fort à désirer, mais leur rareté les a fait parvenir à des prix exorbitants; elles méritaient de reparaître sous une forme plus accessible comme témoignage de la vieille gaieté gauloise.