QUINAULT
sont au-dessous du médiocre. Cyrus, Akibiade, Cainhyse, Pausanias, l'Asltate, méritent le plus complet des oublis. L Astrale eut cependant du succès. On se rappelle les vers de Boileau :
Avez-vous lu X Astrale ?
C'est là ce qu'on appelle un ouvrage achevé ; Son sujet est conduit d'une belle manière, Et chaque acte en sa pièce est une pièce entière.
Cette pièce fut jouée trois mois de suite, et les vers du satirique ne furent peut-être écrits que pour lui faireexpier son succès. Boileau dans la suite se réconcilia avec Quinault. « En attaquant dans mes satires, dit-il, les défauts de quantité d'écrivains de notre siècle, je n'ai pas prétendu pour cela ôter à ces écrivains le mérite' qu'ils peuvent avoir d'ailleurs. Je n'ai pas prétendu, par exemple, qu'il n'y eût point d'esprit ni d'agrément dans les ouvrages de M. Quinault, quoique si éloignés de la perfection. J'ajouterai même que, dans le temps où j'écrivais contre lui, nous étions tous deux fort jeunes, et qu'il n'avait pas fait alors beaucoup d'ouvrages qui lui ont acquis dans la suite une juste réputation ('). »
Nous terminerons cette notice par un mot de Laharpe: <i Quinault n'est pas du nombre des écrivains qui ont ajouté à la richesse et à l'énergie de notre langue ; il est un de ceux qui ont le mieux fait voir combien on peut la rendre souple et flexible (^). »
Quinault, sur la fin de sa vie, se repentit d'avoir écrit des opéras. Dans son testament, il ordonnait qu'on ne publiât aucun de ses manuscrits.
COMPLIMENT fait en 1670, par M. QUINAULT,
AUDITEUR DES COMPTES, LORS'^U'lL FUT REÇU A LA PLACE
DE M. Salomon.
Messieurs, Vous ne devez pas être surpris de letonnemeiU qui me saisit en entrant dans une Compagnie si célèbre. Il est difficile que j'occupe.sans quelque trouble.la place que vous me faites l'honneur de me donner; et je crains bien que vous ne remarquiez encore plus de désordre dans mes paroles qu'il ne vous en parait sur mon visage