‹ L'Eloquence académiqueChapitre 47 sur 65 · I. Sénèque · texte numérisé non relu

I. Sénèque

idées et aux choses leur valeur réelle, en les dégageant d'une phraséologie trompeuse, et écarte ainsi la corruption et la barbarie, qui n'entrent jamais dans le langage sans annoncer aux sociétés l'époque de leur décadence.

Oui, Messieurs, c'est là rendre au pays un service digne de quelque reconnaissance ! Pour moi, je l'avoue, toutes les fois que posant la main sur le dictionnaire de l'Académie française, je pense en moi-même à toutes les idées essentielles qui sont là déposées ; à toutes les notions vraies, à toutes les expressions simples ou grandes, belles ou fortes ; à tous les termes nécessaires et utiles que ce livre renferme ; quand je vois là réunies ces précieuses archives de la pensée et de l'intelligence nationales, et, comme ramassée sous ma main, la somme immense de savoir dont ce livre est le dépositaire, je sens en moi quelque chose qui ressemble à une respectueuse et patriotique émotion.

Et je ne crois pas être seul à sentir ainsi.

A qui n'est-il pas arrivé de feuilleter, sans dessein arrêté, les pages d'un dictionnaire, et de se trouver attaché à cette lecture par une sorte d'attrait ? Quel est l'homme mûr qui ne s'est pas quelquefois demandé compte du plaisir étrange qu'il éprouvait à se promener ainsi comme au hasard dans le monde des mots et des idées ?

C'est que, pour un esprit réfléchi, parcourir le dictionnaire d'un peuple, c'est parcourir son histoire, ou, pour parler justement, c'est parcourir l'histoire, les annales de l'esprit humain chez ce peuple. Et quelle histoire que celle-là! Combien a-t-elle plus d'intérêt que celle des faits conimuns et des révolutions vulgaires dont se compose la vie journalière des nations ! Ce qu'on lit, ce qu'onapprend là, c'est le bonsens caché, c'est le sens supérieur du langage : c'est quelquefois la plus haute, la plus transcendante philosophie ; ce sont les idées primitives de l'humanité, avec leurs premières et

plus illustres généalogies, avec leurs plus nobles alliances, avec leurs conquêtes et leurs triomphes. Hélas! c'est quelquefois aussi l'histoire de leur abaissement, de leur défaite et de leur chute !

J'ai besoin de m'expliquer ici, et de dire ce qui ajoute, pour moi, à la valeur de ce livre unique un prix singulier, et quelquefois un intérêt douloureux.

C'est que le dictionnaire n'est pas seulement le dépositaire de la pensée et de la raison humaines ; il en est le refuge, il peut en être le sauveur au jour du péril !

Je le disais tout à l'heure, il y a des jours de péril pour la pensée, pour la raison de l'homme ; il y a des époques de vertige, où il semble que la tête tourne aux nations : où le bon sens humain se trouble, les idées s'altèrent, la vérité diminue, les mœurs s'abaissent sous l'effort des passions conjurées ; la grande maîtresse d'erreur, comme dit Pascal, triomphe ; le langage luimême change, et l'on essaye, par exemple de nommer Dieu le mal, la propriété le vol, le travail un droit, l'autorité une tyrannie,le respect une bassesse, la licence liberté, et la liberté chimère.

Grâces à Dieu, le dictionnaire ne change pas si vite! ce vieux moniteur de la sagesse humaine s'attarde heureusement dans une sorte d'immutabilité. Il ne peut varier chaque jour; et, longtemps après les révolutions, il demeure là, protestant en faveur du droit et du bon sens !

Pour le dire simplement, les idées justes d'une nation demeurent, dans son dictionnaire, sans altération et sans trouble, après même qu'elles ont été troublées dans les esprits : elles y subsistent longtemps encore après qu'elles ont été bannies du langage, où elles gardent cependant leur place longtemps après qu'elles ont été bannies des mœurs. En ferai-je un reproche au langage, et l'accuserai-je d'hypocrisie parce qu'il reste meilleur que les mœurs } Je m'en garde bien, Messieurs.

j'aime mieux penser que s'il arrive au langage d'être ainsi meilleur que la conduite, c'est un hommage qu'il rend encore par là aux imprescriptibles droits de la vérité et de la vertu.

Sans doute, il est triste de voir les idées, les vertus, les principes faire naufrage ; mais il est consolant du moins de voir les mots qui les expriment surnager ; car enfin, les mœurs elles-mêmes ne subissent une altération profonde et humainement irrémédiable, que quand le langage s'est abaissé jusqu'à ne savoir plus exprimer rien de bon et d'honnête, lorsqu'il a été perverti jusqu'à nommer le mal bien, et le bien mal.

Malheureusement cela n'a pas été sans exemple.

Mais de là vient aussi que ce n'est pas seulement avec charme, c'est quelquefois avec une tristesse profonde qu'un observateur attentif, qu'un philosophe religieux médite le dictionnaire de sa nation : et retrouvant là les dernières traces du bon sens, du sens honnête qui a disparu du monde ; constatant les différences profondes survenues entre le vieux langage et les nouvelles mœurs, des dissentiments déplorables entre ce qui est et ce qui fut, l'abaissement des esprits et des cœurs, la dépravation des idées et des choses, il pleure sur tant de ruines irréparables dans l'ordre intellectuel et moral, et s'attache alors à ce livre, à cette lettre morte, avec une sorte d'amour désespéré.

Il y a cependant un plus grand mal possible et un plus grand sujet de larmes ; c'est quand la justesse et la probité du sens humain ont été effacées même du langage, et que la dignité et toutes les vertus perdues d'un peuple ne se retrouvent même plus dans son dictionnaire.

Oh! alors, c'est un mal peut-être sans remède! C'est dans une nation le renversement de la pensée, de la raison même et la perte des derniers débris de la vérité.

Mais comment un fait si lamentable se produit-il ? Par la corruption ou l'obscurcissement de certains

mots ; oui, cela suffit souvent pour qu'on voie se troubler chez un peuple les idées les plus essentielles à l'ordre et à la paix du monde.

Toute idée est une puissance qui s'appuie sur une famille plus ou moins nombreuse de mots analogues, qu'elle crée à son usage et qu'elle éclaire : ou plutôt elle se transforme et se révèle en eux ; alors ces mots participent à sa valeur, représentent sa force, réfléchissent sa lumière à divers degrés et avec des nuances diverses, dans la société et dans le commerce des intelligences. Tout cela fait cette grande chose que j'ai appelée le bon sens des mots.

Mais parmi ces mots dépositaires et représentants de l'idée, chacun à son rang et pour ainsi dire dans sa mesure d'autorité, il en est qui exercent un plus haut empire sur les esprits, dont l'action est plus profonde dans le monde intellectuel, et dont l'obscurcissement ou la chute a nécessairement un plus grand, un plus funeste retentissement : ce sont les mots supérieurs, ceux que l'idée a élevés à sa plus haute valeur, en les pénétrant de sa plus vive lumière, et qui par là sont devenus pour les hommes comme la vérité présente.

Mais qui ne le sait ? il y a dans le monde, en face de la vérité, le mensonge et l'erreur; à l'encontre des idées vraies, les idées fausses.

Si la vérité se manifeste par la lumière des idées vraies, le mensonge et l'erreur essayent d'usurper sa place et de s'introduire à la lueur trompeuse des idées fausses.

L'idée fausse, l'erreur, ce qui n'est pas, se trouve naturellement sans lumière et sans nom : c'est une puissance de néant essentiellement usurpatrice dès qu'elle veut paraître quelque chose.

Pauvre, indigente, inaperçue, elle sent le besoin de s'emparer de la lumière, de l'influence et des mots enfin qui font la richesse de l'idée vraie, de l'idée rivale ; inféconde et isolée par son impuissance naturelle, il

faut qu'elle se donne une famille et comme un État où elle règne par l'étendue de ses affinités, et de là puisse dominer les intelligences. Pour cela, elle s'introduit d'abord dans le langage, seul moyen, pour elle, d'arriver tôt ou tard à envahir sûrement les esprits.

L'histoire en fait foi ; jamais une idée fausse n'est entrée dans le monde, si ce n'est par l'usurpation des mos justes dont elle s'empare, et dont elle altère plus ou moins le sens. Car, dans les grandes luttes de la pensée humaine, les opinions, les partis contraires ont leurs mots, comme dans les luttes des nations les armées ont leurs étendards.

Mais alors il se passe toujours quelque chose d'extraordinaire et qui appelle l'attention de tout sérieux observateur.

Alors il s'établit, en apparence dans le langage et entre les mots, mais réellement au fond, dans les idées et entre les choses, ces chocs terribles qui ne sont, à vrai dire, qu'une des phases de la lutte éternelle entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal.

Parfois, il arrive que le génie fait alliance avec les préjugés et les passions : génie brillant et aventureux des poètes, emporté sur les ailes de l'imagination dans le monde des chimères ; génie plus profond et plus dangereux des orateurs et des philosophes, égaré par de faux systèmes ; génie perturbateur, hélas ! de l'ambition et de l'orgueil trompé dans ses espérances ; génie sans conscience, qui met ses forces au service de l'erreur et combat en mercenaire !

On voit alors des malentendus, des divisions effroyables, et c'est une nation tout entière qui est à la fois témoin du combat, juge du camp et combattant. Ne désespérons pas, toutefois : la Providence veille toujours.

Souvent les idées justes paraissent vaincues dans ce combat : on serait tenté de croire qu'elles ont succombé et disparu à jamais avec les mots qui les expriment ;

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mais toutes les fois qu'il est question d'une chose importante à l'humanité, il y a une idée supérieure, une idée souveraine et comme maîtresse de toutes les autres, qui résiste: elle est quelquefois réduite à laisser passer l'orage, sans rien faire que de protester contre la violence, mais elle triomphe à la longue par la vertu de cette mystérieuse patience qui est ici-bas le partage et la force de la vérité et du bon sens.

Pour résister, l'idée juste s'appuie sur le bon sens, c'est-à-dire sur le sens vrai des mots, des idées et des choses ; c'est là qu'est sa force naturelle : elle n'en a pas de plus grande parmi les hommes ; c'est le dernier retranchement de l'humanité contre le mensonge et l'erreur,

Il y a même, par l'ordre de la Providence, certains mots où l'empreinte du bon sens est si forte qu'ils résistent à tout ; et de là vient la persistance singulière, la popularité constante des mots de bon sens entre les hommes ; de là l'excellence de cette parole de Bossuet, qui appelle le bon sens le maître de la vie humaine.

Au milieu des plus violentes tempêtes des opinions déchaînées, les mois de bon sens, si on parvient à les faire entendre, décident et sauvent tout: et ce qui est ici providentiel, c'est que ces mots, il n'est pas besoin de science pour les entendre ; Dieu les a faits populaires, parce qu'il les a destinés à être le salut des nations aux jours du péril.

C'est ce que naguère nous avons vu nous-même, et c'a été un beau et grand spectacle !

Sans doute, l'intellicjence humaine ballottée à tout vent de doctrine, peut aller se heurter contre mille écueils. Mais, grâces soient rendues au ciel, le Créateur n'a pas voulu qu'il y eût pour l'humanité d'irréparables naufrages ; et quelque longue, quelque affreuse qu'ait été la tourmente, le moment vient où Dieu sort du nuage et dit à l'erreur comme à la mer soulevée : Tu n'iras pas plus loin! Oui, c'est par l'expresse volonté

de Dieu, que le mal, si effroyable qu'il soit, trouve toujours devant lui des barrières qu'il ne lui est pas donné de franchir ; et c'est surtout au sein des sociétés éclairées de la lumière du christianisme que cette volonté conservatrice s'est manifestée en y déposant une puissance de raison supérieure devant laquelle la déraison la plus imprudente doit reculer. Malgré le règne effréné du vice, dit quelque part Fénelon, la vertu est encore nommée vertu ! Et chez nous, malgré la puissance des mots usurpés, il n'a pas été donné à la démagogie triomphante d'établir ses folles théories. Ainsi, à la différence de quelques mots dont l'idée fausse s'empare, et qui sont trop facilement vaincus, il en est d'autres qui résistent avec une indomptable énergie, et que le faux ne parvient jamais à envahir.

Et lorsque, dans les mots subalternes eux-mêmes, la vérité et le bon sens ont succombé, l'idée juste se réfugie alors dans un mot supérieur et primordial, où elle se défend à outrance, et alors la lutte est terrible.

Certes, y eut-il jamais querelle plus grave que celle qui s'agite dans le monde entier entre l'autorité et la liberté ? Or, croit-on par hasard que les idées soient pour peu de chose dans cette querelle, et que les mots n'y signifient rien .'* Toute l'histoire de l'Europe, depuis soixante années, est là pour répondre.

Oui oserait dire qu'à ces deux grandes choses, l'autorité et la liberté, leur véritable sens soit aujourd'hui restitué dans les langues européennes ? Et toutefois, quedeviendraientje le demande, les sociétés humaines, le jour fatal où l'autorité, la liberté et le respect disparaîtraient à la fois de la terre avec le vrai sens des mots qui les expriment ?

Je dois redire que Dieu ne permet guère de pareilles catastrophes dans l'humanité, ou ne les permet que pour un temps, et pour châtier les nations qui ont trahi la vérité et la justice. Tôt ou tard, le dictionnaire finit par se réconcilier avec le bon sens.

Mais ce quil faut savoir, c'est que ce n'est jamais sans une grande souffrance, au sein de l'humanité, que les idées sur lesquelles la société repose viennent à être troublées, et que les idées fausses, qui leur sont contraires, usurpent leur place. Pour que l'idée vraie rentre alors dans ses droits, il y faut parfois l'intervention du ciel même ; il y fallut un jour une Révélation, un Jésus-Christ, des apôtres etdes martyrs:le triomphe de la vérité est à ce prix.

L'exemple en est illustre entre tous.

La charité, l'humilité, la miséricorde, l'humanité même, après quatre mille années de bannissement, ne sont rentrées dans le monde que par cette force supérieure, qui se nomme le témoignage du sang.

Elles avaient été bannies de la terre à ce point, que l'idée même, que le souvenir en était à peu près effacé dans la mémoire des hommes : la langue humaine ne savait presque plus les redire, ou les blasphémait.

La miséricorde était une faiblesse, un vice du cœur : uiisericordia aninii vitmm est, disait le plus sage des philosophes.

Iliiniilitas, l'humilité, était synonyme de bassesse ; caritas ne désignait rien de plus que l'amitié ; et les relations que l'humanité, Jmmanitas, établissait entre les hommes, n'allaient guère au delà de la politesse et des bonnes manières.

Pour les restituer au monde, ces grandes idées, ces grandes choses, il fallut faire violence au langage humain, et donner un sens sublime à des mots vulgaires ; mais les mots, les hommes et les choses résistèrent ; l'empire, l'univers, tout s'émut ; des flots de sang coulèrent. On sait ce que Néron, ce que Pierre et Paul furent dans ce combat, et à qui demeura la victoire.

Lt aujourd'hui les dictionnaires de toutes les nations civilisées redisent avec ces mots vainqueurs les vertus qu'ils expriment !

J'ai dit, Messieurs, ce qu'est à mes yeux le dictionnaire ; quelle est, dans une nation, dans l'humanité tout entière sa souveraine importance ; quel ordre d'intérêts supérieurs s'y rattache ; enfin quel grave sujet d'étude il fournit à ceux qui y portent un regard intelligent et rélléchi.

J'ai dit, par là-même, la grandeur de l'illustre Compagnie qui veut bien m'accueillir.

Car il faut le répéter une dernière fois : constater, conserver, rétablir le vrai sens des mots, qu'est-ce autre chose que conserver à une nation la sagesse, la raison, la vérité, en même temps qu'on lui conserve une langue capable et digne d'exprimer convenablement toutes les idées que comprennent ces grandes choses ?

Telle est la mission de l'Académie, tel est le service que la France attend et reçoit d'elle, telle est la puissance du bon sens et de ceux qui veillent à sa garde.

Et quand ce bon sens s'élève jusqu'au génie, comme dans ces écrivains immortels dont vous êtes, Messieurs, les héritiers et les représentants, il faut s'incliner alors devant le don de Dieu, qui apparaît en son éclat le plus beau, et avec son influence la plus salutaire. Car c'est avec de tels hommes, c'est avec leurs écrits que non seulement on fait et on conserve le dictionnaire, mais qu'on le refait au besoin, qu'on rétablit le vrai sens, le bon et grand sens des mots, des idées et des choses ; c'est-à-dire ce qui importe le plus à la dignité et à la paix sociales.

L'usage imposait à Mgr Dupanloiip /'éloge de son prédécesseur, M. Tissot. « Chacun s était dit : comment fera- 1- il? Pour exécuter ce véritable tour de force, l'orateur célébra le goût de AI. Tissot pour les lettres latines, et parut oublier tout le reste. Devant /' H istoire de la Révolution,^«^^/. Tissot a écrite comme il l' avait pratiquée ^

en Jacobin, le dernier tertnede la charité a été de garder le silence ('). »

En achevant ce discours, j'éprouve le besoin de vous remercier encore une fois, Messieurs, du choix dont vous avez bien voulu m'honorer, et que je méritais si peu.

J'aurai toujours à cœur de m'en rendre digne, et je m'associerai avec zèle à vos travaux ; mais il faut que j'implore encore ici votre indulgence, et vous prie de ne pas oublier que, malgré mon amour pour les lettres, bien d'autres soins occupent ma vie.

Évêque, je porte un fardeau que les temps où nous sommes sont loin d'alléger. Je me dois avant tout à ces milliers d'âmes qui me sont confiées, et dont le gouvernement est si multiple et si laborieux. La parole de Dieu qu'il faut porter aux villes et aux campagnes; les pauvres dont il faut rechercher les misères ; la guérison des consciences ; le soin de courir après tant de malheureux égarés dans le monde, où ils vivent sans Clu'ist et sans Dieu ; le soin plus doux, quoique pénible aussi, d'élever cette jeunesse, qui aura été sur cette terre mon premier et mon dernier amour : voilà. Messieurs, plus de labeurs qu'il n'en faut pour accabler des forces plus grandes que les miennes.

Mais, puisque votre bienveillance m'impose de nouveaux devoirs je m'efforcerai de les remplir ; je me souviendrai de tant de grands prélats qui furent ici mes prédécesseurs ; je me rappellerai surtout, comme un appui et comme un secours, l'exemple de ce grand archevêque qui, retenu à Cambrai au milieu des sollicitudes sans nombre dont furent remplies les dernières années de sa vie, ne cessa de suivre de loin les travaux de l'Académie française, et, du fond de sa retraite. lui adressa des pages immortelles.

Je n'aurai rien de pareil à vous offrir ; mais, plus

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