‹ L'Éloquence politique en GrèceChapitre 20 sur 31 · II. — RAPPORTS \)K U\ Jl'STICE ET UK LA POLITIQUE · texte numérisé non relu

II. — RAPPORTS \)K U\ Jl'STICE ET UK LA POLITIQUE

La justice. .. ni l'étoile da Boir, ni l'étoile da nintin ne sont aussi belles.

(Akistotk, Morale à Sicomaque, V, 1).

Le bien en politique, c't-st la justice, et La justice c'est l'utilité générale.

(Aristote, Politique, III, 7.)

Un des arguments développés par Démosthène avec le plus de force contre Philippe, est l'instabilité de tout pouvoir fondé sur l'injustice. Interprète de la conscience humaine, l'orateur de la deuxième Objnthienne. en déclarant ruineux l'édifice de la puis.sance inique, affirme ce qui devrait être pour se consoler de ce qui est. En d'autres circonstances. Démosthène a allié aux considérations morales les conseils de la sagesse pratique. Après la consécration de l'honnête, seule base des succès durables, il a réclamé l'union de l'honnête et l'utile. La doctrine socratique, si pure d'intention, incline ici à une exagération dangereuse. Aux yeux du maître de Platon, une chose n'est pas bonne, quand elle n'est bonne à rien. — Arisîippe : « Un panier â ordures est donc aussi une belle chose? — Socrate : Oui. par Jupiter, et un bouclier d'or est laid, si l'un est convenablement approprié à son usage. et l'autre, non\ » Ce sentiment a du moins le mérite de la netteté, qualité dont manque le paradoxe stoï-

' Voir plus haut, p. 16. L'esthétique utilitaire de Socrate conduit à la morale utilitaire des épicuriens et des sceptiques. Platon dans le Premier Hippias réfute cette théorie étroite.

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