‹ L'éloquence sous les CésarsChapitre 29 sur 106 · PART. H. — V. APION · texte numérisé non relu

PART. H. — V. APION

lettres, Macrobe d'Obscurités de Caton, Servius de poésies qu'il aurait composées. On trouve dans le savant recueil de Putsch des fragments assez considérables de Verrius sur les voyelles, sur les cas, sur le pronom, le verbe, le participe, l'adverbe et la préposition. Le style de cet essai de grammaire est pur dans sa nudité simple, et sent son siècle d'Auguste. Enfin, dans la courte biographie qu'il nous en a laissée, Suétone rapporte que, « pour exercer le talent de ses élèves, Verrius avait coutume de les faire composer, inter se commitiere^ et leur proposait non-seulement un sujet à traiter, mais aussi une récompense pour le vainqueur, prœmio guod Victor auferret *. » Outre l'intérêt qu'il peut avoir pour nous, pour nos écoles, un tel détail indique, chez Verrius, un maître habile, qui connaissait l'esprit de la jeunesse, sur laquelle l'émulation a tant de puissance. Il est à croire que des grammairiens comme Verrius, s'ils s'étaient perpétués jusqu'à Trajan, auraient pu retarder la décadence, en rappelant les esprits aux bonnes études du siècle de Cicéron. Mais il ne devait pas en être ainsi, et, dans les deux qu'il nous reste à faire connaître, nous aurons un charlatan et un débauché.

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