‹ L'éloquence sous les CésarsChapitre 73 sur 106 · PART. VI. — X. LABIÉNUS · texte numérisé non relu

PART. VI. — X. LABIÉNUS

rôle qui le jetaient dans des voies non encore frayées. Nous ne lui ferons pas un crime d'avoir compris que la forme change avec la pensée, et d'avoir appliqué la définition que Sénèque le Philosophe donnera bientôt de la httérature, qui n'est, d'après lui, que l'expression de la société. Nous ne l'accuserons pas davantage d'avoir fourni à Auguste le premier prétexte d'étouffer la liberté de la parole écrite : la loi sur les libelles n'en aurait pas moins été portée. Que le nom de Cassius Sévérus reste donc celui d'un brillant orateur, d'un fougueux tribun, qui, ne pouvant plus s'adresser à la multitude des comices ou au peuple maître et législateur souverain, exhala ses regrets dans une éloquence noblement imprudente et courageusement passionnée.

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