I.Clll.NOIlKli.MES
De suite après la lixalion, les couronnes viliratiles disparaissent, et la division du corps en calycc et pédoncule continue à s'affirmer.
La larve passe d'aiiord ])ar F étal cystidêen. Cinq radiales se montrent sur le calyce, entre les orales et les basales; de nouveaux disques pédonculaires s'ajoutent aux précédents. La fossette ventrale s'approfondit, et se convertit en une vésicule close, qui se déplace pour gagner l'extrémité inférieure du calyce; elle devient alors un vestibule fermé, limité par un plancheret un dôme. L'intestin s'allonge, se courbe en un croissant, dont les deux pointes atteignent le plancher du vestibule, se soudent à lui, et s'y percent d'une bouche et d'un anus. L'entérocœle inférieur entoure l'œsophage, et devient le sac périœsophagien ; l'entérocœle supérieur recouvre l'intestin, et donne \esar péritonêal; ces deux sacs sont séparés l'un de l'autre par un mésentère intermédiaire. Le mésenchyme, placé dans la courbure intestinale, fournit la première ébauche du ganglion lymphatique. L'anneau hydrophore est placé contre le plancher du vestibule; celui-ci produit les tentacules péribuccaux, dans chacun desquels l'anneau hydrophore envoie un canal. Les tentacules sont d'abord au nombre de cinq; puis chacun d'eux se ramifie en trois branches d'abord, en cinq ensuite; ce fait porte leur nombre à quinze, puis à vingt-cinq. Tout en grandissant, ils brisent le dôme du vestibule ; celuici se fend en cinq lobes oraux, dont chacun contient une plaque orale, et que l'animal soulève ou abaisse à la façon d'autant d'opercules.
La larve, toujours fixée par son pédoncule, parvient ensuite à Vélat fentacrinoïde. Les bras font leur ap|tarition au-dessus des cinq radiales, et grandissent en produisant leurs premières pinnules; chacun d'eux correspond à une saillie de la zone superficielle du corps, renfermant une expansion de chacun des entérocœles, et une part du mésenchyme. La partie supérieure du sac péritonéal se sépare de lui, et donne V organe cloisonné. Le ganglion lymphatique émet des branches dans les bras, et dans les pinnules, où leurs cellules se convertissent en éléments sexuels. Le tube hydrophore se divise en deux parties, qui s'ouvrent toutes deux dans le sac périœsophagien : un tube hijdrophore définitif, qui communique en surplus avec l'anneau hydrophore; et un entonnoir vihratile, qui débouche au dehors. De plus, quatre autres tubes hydrophores, cl quatre nouveaux entonnoirs vibraliles, prennent naissance, en alfectant les mêmes connexions que leurs prédécesseurs; l'embryon |)Ossèdc en tout cinq des uns, et cinq des autres.
La jeune Comatule abandonne alors son iiédoncule, devient libre derechef, et passe à l'état adulte. Les tubes hydrophores et les entonnoirs viliratiles augmentent en nombre, dans des proportions considérables. Les cirrlies, qui s'étaient déjà montrés lors de l'étal pentacrinoïde, acquièrent leur asjiecl définitif; ainsi que les bras, munis de leurs pinnules. Les plaques orales disparaissent; les basales se soudent en un seul corps, noniiné la rosette: enfin, le dernier article du pédoncule, resté adliéienl an calyce, grandit de manière à envelopper ce dernier. ^^_____^^
ROULK. — Emhryologh 48 /^O'*-'^^ J
luIlIBRARY
754 CH.M'ITIIK THKIZIÈME
§ 5. Iki-uouucTioN ASEXiELLi:. — Ce mode de reproduction est rare chez les Ecliinodermes; il revient, en somme, aune fissipanle qui est elle-même une exagération de la rénovation de certams appareils, détruits par accident. Cette fissiparité existe chez un certain nombre d Asterides et d'Ophiurides, dont un bras détaché se convertit en un nouvel individu. Tantôt ce développement n'a lieu qu'après l'isolement du bras, et tantôt avant cet instant; dans ce dernier cas, on a assimile a une gemmiparité cette progenèse asexuelle, suivie de fissiparite.
EMmiAKClIEMEKT DES EATÉIUIPNEUSTES