LE LUXE : II
t-elle à son mari, de faire rire de moi avec cet accoutrement. Mes robes sont encore bonnes, il est vrai, mais elle ne sont plus de mode. Et mon chapeau ! j’au-
rais une belle mine avec cela sur la tête !”
Les filles sont encore plus exigeantes
- que la mère. Aussi, il faut voir les toi-
lettes qu’elles portent. Où se procure-t-on toute cette toilette? Chez les marchands du village ; et quand leur assortiment n’est pas assez riche, on va faire ses emplettes à la ville voisine.
Le cultivateur achète généralement à crédit, avec promesse de payer à l’automne, quand il aura vendu les produits desa terre. J’échéance arrivée, il se rend chez le marchand pour solder sa dette.
Mais, à sa grande surprise, le compte est bien plus élevé qu’il ne le pensait, et il se trouve dans l’impo:sibilité de faire honneur à ses affaires.” Quel moyen prendre
alors ? Le marchand le tire bientôt d’em--
barras. “Donnez-moi, lui dit-il,l’argent
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