‹ L'émigration, ses principales causes [microforme]Chapitre 5 sur 25 · EN · texte numérisé non relu

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: i que vous avez en main ; je vais vous déli- LE TS - vrer un reçu pour cette.somme, et quant à

donnerez ane obligation sur votre terre,

avec interêt de 8 pour cent. Comme cela je pourrai vous attendre à l’année

rien du tout.”?

Le cultivateur accepte la proposition du marchand et hypothèque sa terre d’autant:

L'automne suivant, la même difficulté se présente. Alors il a recours au même inoyen pour satisfaire son créancier et ajoute une nouvelle hypothèque à celle de l’année précédente. Il roule ainsi, le même train de vie pendant dix, douze et : quinze ans, et finalement il doit tout ce ce . qu’il possède. La tempête se déchaîne ; ; la rüine est complète, et l’infortuné est

obligé de quitter sa paroisse natale et la . maison paternelle et de s’expatrier pour gagner la vie de. sa femme et de sés

la balance qui me restera due, vous me.

prochaïne et vous continuerez À acheter comme par le passé. Ça ne me gènera en

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&li- 4 “enfants, dont la toilette extravagante a t à 1 ; été la cause de son malheur, “ie 1 On me trouvera peut-être sévère pour Be. le cultivateur qui prend le chemin de ne l'exil. Je voudrais l’être moins; car: | ée j'aime la classe agricole, j’applaudis à ses n ter succès et je sympathise À ses adversités, « M À parce que je suis moi-même fils d’un culti- SES b ! vateur. Mais je crois qu’il est de mon h. d Æ devoir de dire la vérité, et c’est ce que je 54 E Li fais en racontant ce que j'ai vu de mes 0 . ne propres yeux. Mon unique but, en par- | länt avec toute la sincérité possible, est de 4 Les rendre service à mes compatriotes en leur A L faisant bien saisir la. cause des maux qui | | É lés affligent quelquefois. !

et \ ! Pour donner à mes lecteurs une juste ! ce D idée des funestes ravages qu’exerce le luxe; à 1e ; } je vais citer un fait pris entre mille: À ” En 1855, iln’y avait que deux mar- le la chands dans la paroisse de B*#%, et ces À SR deux négociants ne faisaient pas u:. volume “44

d’affaires très considérable, /un avait LT

son établissement au milieu du village et l’autre à l'extrémité est de la paroisse.

Aujourd’hui, on compte quatorze mar:

chands dans le village seul et quatre dans.

les autres rangs de la paroisse, et tous paraissent ‘faire un commerce passable, Pourtant cette paroisse n’a pas reculé ses limites, sa population n’a guère augmenté, et l'étendue de terres cultivables est la même. On remarque une seule différence; “c'est que le sol n’est pas aussi productif qu'autrefois.. Nous pouvons donc conclure, sans crainte d’exagérer, qu’il faut que le luxe ait pris des proportions extraordinairement considérables depuis quarante-un ans pour alimenter aujourd’hui autant de magasins. Jln’y pas d'autre solution à :

donner à ce problème.

A LA VILLE

La toilette de. l’ouvrier.—Le bourgeois et l’ou vrier sont vêtus avec la même richesse.— L'opinion d’un étranger sur la toilette des habitants des villes.

E luxe règne en maître non seulement dans l:s campagnes, mais encore-dans les villes de Ia confédération canadienne. Il pénètre dans toutes les

classes de la société, chez le riche

comme chez le pauvre, chez le bourgeois

comme chez l’ouvrier. IL a poussé si loin

NOTA REV ATARI NL 78 VAE 2 ASP EPST

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