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ERSONNE n’osera nier le fait queles fermes en général produisent moins aujourd’hui qu’en 1830 ou même qu’en / 1840. De:v:: quarante àcinquante ans,
lappauvr” sement du sol a été tristement
remarqu24 Le rendement d’un arpent
de ter:e ensemeneé en blé était autrefois de 12 à 15 minots ; aujourd’hui, il atteint
à peine 8 à 10 minots, quelquefois beaucoup moins. Il en est de même pour toutes les céréales et pour les pommes de terre.
Tous les grains suivent une progression descendante continuelle, et ce décroïissement, nous n’hésitons pas à le dire, est le résultat du manque de connaissances agricoles, qui sont si nécessaires aux progrès et’aux succès des cultivateurs.
Nous ouvrons une parenthèse pour dire tout de suite qn l’agriculture à pris un nouvel essor dej. quelques années, grâce à l’orgnisation de nos nombreux cercles agricoles et de nos syndicats de cultivateurs, aux conférences agricoles données dans les différentes parties du pays par des hommes compétents, à nos écoles d’agriculture, à nos fermes expér'mentales ct à l’établissement de nos beurreries et de nos fromageries. Un grand nombre de cultivateurs ont compris qu’ils devaient améliorer leurs terres, perfectionner leur mode de culture et prendre un soin tout particulier de leur bétail.
C’est en agissant de la sorte qu’ils ont vu
renaître au foyer domestique le bien-être
et le bonheur.
Maïs, malheureusement, on rencontre encore dans la plupart de nos paroisses de la campagne plusieurs cultivateurs qui ne font aucun effort pour imiter l’exemple que leur donnent des voisins intelligents.
Pour eux, l'instruction agricole n’est rien.
Aussi, les voit-on jeter la même semerce sur le mêmelopin de terre pendant trois ou quatre ans, sans s’occuper des bienfaits de la rotation, qu’ils ne connaissent pas même de nom, et sans fournir au sol les engrais dont ila besoin. Leur ignorance et souvent leur insouciance sont la cause prochaine de l’appauvrissement rapide de leurs terres. Et ces gens-là sont étonnés du peu de succès qui couronnent leurs pénibles labeurs. La réflexion leur vient quelquefois, et alors ils se demandent : comment se fait-il qu’un tel ou un tel récolte trois ou quatre fois plus que moi, avec la même étendue de terrain ? Il est bien facile de
nant
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