LIVRE TROISIEME
exilés volontaires accusent les hommes, les événements ; mais qu'on essaye devant eux de rabaisser la France, et tout leur sang refluera vers le cœur. Ce lambeau de terre auquel ils ont volontairement renoncé, les tient aux entrailles. C'est à l'idée de patrie comme ils la conçoivent, qu'ils sacrifient la patrie elle-même, et plutôt que de la voir humiliée, ils se condamnent à ne point vivre chez eux.
Pourquoi cette habitude de noter au hasard, au jour le jour, mes réflexions, mes souvenirs? C'est sans doute un pli de ma vie de prison. N'ayant personne avec qui parler, je m'écrivais en quelque sorte a moi-même.