ENSEMBLE DU SYSTÈME IUPÉKUL
Il est nécessaire de connaître îa nature et l'étendue de la puissance remise à Héraclius le jour de son couronnement. Quelle idée les Byzantins se faisaient-ils de l'empire 7 quel est le principe qu'ils assignaient au gouvernement?
quel rôle attribuaient-ils à l'empereur? quel était l'ensemble do leur système politique ? C'est Pisidès qui répondra. A son langage, nous reconnaîtrons la Iriple influence romaine, chrétienne et byzantine, à laquelle il obéit.
L L'Idée de l'Empire.
Au début de la civilisation, lorsque les tribus, passant de l'État nomade à l'état sédentaire, se lurent retranchées dans une enceinte avec leurs trésors, la ville, uris, Sata, prit naissance, et, avec elle, l'industrie, soutien et ornement de l'existence. Mais la véritable société n'était pas
encore formée (1). Celle-ci, on effet, no commence que le jour où les rapports de ceux qui doivent la composer sont fixés par les lois et consacrés par les mœurs. Quand ce fait s'est produit, il y a un droit, des magistratures, une cité. Combien de villes, chez les peuples de l'antiquité, ne s'élevèrent jamais ou rang de cilé, et combien de cités restèrent imparfaites ! Tel est le cas des plus célèbres agglomérations de l'Orient. Il n'y avait lù que des castes fondées sur la force et la superstition. C'est l'honneur de la Grèce d'avoir traversé rapidement ce régime et d'avoir établi, bien longtemps avant notre ère, la cité, Tous les hommes rap-
prochés par le domicile, la parenté, la religion,
h se respecter les uns les autres et à se prêter dans le péril un secours réciproque. Expression non-seulement des intérêts matériels, mais des intérêts moraux, les cités produisirent ce que les simples villes s'étaient montrées incapables de produire, des œuvres éternellement belles. Pénétrés de reconnaissance envers des institutions qui assuraient la liberté et l'ordre
(l)Toir 11 Cité nnli'jiif, de M. Futlel do Coulanges; Ilhlory oftht Gritee uadtr lis flomass, de Finlay.